dimanche 30 décembre 2007

… a Goa

L’air polluant asphyxiant de Mumbai nous a vite pousse a prendre le large sur Goa. Selon un indien rencontre par hasard a Paris dans la rue, cette région d’Inde était apparemment le meilleur endroit pour passer les fêtes: influences du passe – évangélisation portugaise.
Goa est connue pour ses plages, cocotiers, ambiance vacance. Je trouve que ça ressemble à Zanzibar. C’est en fait tout bonnement Ibiza version indienne, en plus pauvre (même si Goa est la région la plus « riche » d’Inde) et plus charmant.
En arrivant – par avion - nous avons pu apprécier les cargaisons immenses de touristes étrangers déversées par les avions internationaux. Pour Noel, c’était déjà plein, mais alors la, pour le Jour de l’An, ça va tripler de population!

Nous avons passé Noel à Calangute (village de Goa), et restons la pour le Jour de l’An. Bon choix - ça fait du bien, c beau et reposant!

Malgré que Goa soit touristique et partiellement chrétienne, elle reste tout de même aussi conservatrice et musulmane. Et même si l’Inde a l’habitude des différences: 4 religions sont dominantes, avec un grand nombre d’autres religions et philosophies, et que la tolérance et le pacifisme sont évidents, les « abus » extérieurs sont mal toleres.
Je suis souvent négativement étonnée par l’accoutrement de certains (certaines!) touristes (et encore... si au moins ils s'habillaient!) sachant qu’il faut quand même s’adapter et se montrer respectueux et couvert dans le pays entier! – même a la plage…
Cela m’étonne donc qu’a moitie quand, il y a quelques jours, nous entendons aux informations televisees un homme parlant au nom d’un parti (musulman ?) demandant aux touristes de quitter Goa a partir du 28 Décembre. Date non innocente, car le but était de faire quitter tout le monde pour le Jour de l’An – période fast de l’année… trop pour eux. Nous n’avons pas très bien compris de quoi il sagissait, mais a la demande assez agressive et ferme, ça avait l’air sérieux. Des manifestations politiques massives doivent avoir lieu pour « éradiquer » les étrangers et leurs manies festives. Nous avons réfléchit a la question de partir justement, car tout cela nous faisait étrangement penser aux attentats de Bali. Et considérant comme une chance d’être prévenus, nous avons appelle l’ambassade. Ils étaient au courant, et nous ont affirme que tout cela n’était l’oeuvre que d’une seule personne mécontente et que s’il y avait le moindre doute, ils nous préviendraient.
Sujet clos – nous pouvons passer le Jour de l’An sans nous demander s’il y a une bombe quelque part… enfin, espérons! Si vous n’avez pas de news dans quelques jours, on se reverra peut-être aux infos… ;))

De Mumbai…

Les news se sont fait rares ces derniers temps avec Noel et les déplacements, mais ça y est, ça revient… et comme vous devez en avoir l’habitude maintenant, ça va être un flot continuel de messages sur une courte période de temps – un peu de lecture avant la sieste! ;)

L’arrivée en Inde.
Comme vous avez peut-être pu le constater, j’ai decide de me passer des services de males marins en rut en période de Noel… Vous vous rappellez, je devais prendre un cargo de Mombasa a Mumbai. Mais finalement, c’était soit la traversée de la Mer d’Arabie en cargo soit l’ascension du Kilimanjaro – mon choix était fait, je n'avais pas le temps de faire les deux. D’une part, je voulais absolument tenter le Kili, d’autre part, et sur les conseils de dizaines de personnes et forums, faire cette traversée en cargo n’était vraiment, mais alors vraiment pas prudent. De plus, ça voulait dire passer Noel sur l’eau, avec des inconnus, dans la cale ;) et c’était trop long. Au lieu raser les murs pendant des semaines, j’ai utilise ce temps pour presque me tuer en montagne !!! ;) On peut bien choisir une manière plus jolie de souffrir… le paysage me plaisait plus…

Solution aeronautique donc - retour a la realite apres la savane africaine.
Arrives a Mumbai (anciennement Bombay), en Inde a 2h du mat’, le choc culturel n’a pas tout de suite pointe son nez – c venu un peu plus tard a Hyderabad…
Les routes étaient déjà encombrées malgré cette heure avancée de la nuit. Nous soupsonnons dailleurs l’aéroport de faire arriver la majorité des vols la nuit, pour éviter les encombrements routiers.
Nos quelques jours à Mumbai ont été en grande partie du repos. Très peu de visite. En effet, la ville était bondée, grouillante, chaude-collante et polluée, ce qui ne nous encourageait pas a profiter des longues promenades poussiéreuses et odorantes dans les jardins d’immeubles brumeux… Nous avons vu le principal, cad la magnifique gare ferroviaire (anciennement appellee gare Victoria – influence anglaise), le Gateway of India (porte d’entrée de l’Inde aux Portugais) et l’ambiance générale.
Outre les rues et monuments, nous sommes allé visiter les Grottes d’Elephanta. Comme ne l’indique pas leur noms, ces grottes n’ont rien a voir avec des éléphants vivants là-bas ou des grottes a proprement parle. C’est une île à quelques kilomètres des cotes de Mumbai qui a été découverte par hasard au 6eme siècle (si mes souvenirs sont bons), avec une statue d’éléphant et des temples. Ces derniers sont taillées dans la roche et renferment plusieurs statues et gravures de divinités indiennes. Il est impressionnant de voir comment tout ça tient dans la roche.
L’île est largement habitée par des singes – babouins (un petit goût d’Afrique, pour tempérer le manque ;)

dimanche 23 décembre 2007

Vivement 2008!

Je vous souhaite a tous - bloggeurs - un
tres Joyeux Noel!!
J'espere que vous avez ete sages! - je n'en doute pas ;)

Ainsi qu'une
zen et heureuse nouvelle annee,
que vos ideaux et vos reves prennent vie et deviennent realite quotidienne...


Pour les veinards qui vont a Copacabana en mode "effet de serre" - "rechauffement de Damville" (on ne se refuse rien dites-donc!), vous avez interet a prendre le vol direct pour la joie, la bonne humeur et la fiesta - car j'aurais aime etre de la partie, mais ma passion voyageuse des routes et des mers a ete plus forte... profitez pour moi!! Et non, je ne veux pas voir les futures photos (bouh ouh ouh ;( par contre ramenez moi du sable...! ;)

A votre retour sur le blog, apres avoir fait le plein de provisions de festins festifs pour trois mois (!!), je serai repartie sur mon chemin (le 3/01/2008), retrouvant ma solitude voyageuse et visant Hyderabad dans ma ligne de mire... La suite au prochain numero... que des surprises! ;)

A tres bientot avec des photos!

Je vous envoie des turlututus et serpentins d'Inde!! ;D


Kelly

mercredi 19 décembre 2007

Départ pour un nouveau continent… aurevoir mon Afrique…

Apres 13 jours au Mozambique, plus d’un mois en Tanzanie et 9 jours au Kenya ; à barouder, rencontrer, découvrir, ressentir : 57 jours me séparent de mon départ… qui me rapprochent de l’Inde.
Nous partons dans 4 heures sur Mumbai.

Pendant cette période en Afrique (plus longue que prévu), j’ai pu vraiment apprécier et observer les différentes cultures et visages de ces trois pays. J’ai découvert que même voisins, ils sont tellement différents. A chaque passage de frontière, il a fallu se réadapter, accorder les violons, formater l’esprit, pour être à chaque fois un peu plus ouvert, pouvoir à chaque fois donner un peu plus. Savoir mettre de côté les aventures du pays précédent sans pour autant les oublier, et tirer les leçons des expériences vécues.
L’Afrique (comme je l’appelle, malgré ma courte expérience dans seulement trois pays -six en tout) n’a pas été un grand bouleversement, mais plutôt des retrouvailles. Elle m’a plus remémoré le Pays ; par ses paysages et son atmosphère, et m’a rappelé à lui.

J’ai rencontré beaucoup de gens sympathiques, surtout des étrangers, et j’avoue ne pas être si triste à l’idée de quitter les Africains et leur manie de poser trente milliaaaards de questions sans buts et sans réponses… de ma part. J’ai tellement plus apprécié les traditions, les comportements et les amitiés hors des villes et de l’argent, hors du béton. La Tanzanie m’a offert ce que je cherchais dans l’Afrique. Et c’est de loin le pays qui m’est le plus cher parmi les trois. Ils sont tous intéressants et donnent chacun ce qu’ils peuvent, mais la Tanzanie a encore, pour moi, ce rêve qu’on entrevoit dans « Out Of Africa ».

Je quitte donc l’Afrique heureuse de mes expériences, de ce voyage, sans tristesse, mais avec l’appréhension du tout nouveau terrain de jeu qu’est l’Inde. Je n’en connais rien. Cette région ne se rapproche pas, je crois, de ce que j’ai pu déjà vivre et ressentir… je redoublerai donc d’efforts pour que tout se passe pour le mieux.

Pendant notre séjour au Kenya, nous avons passé beaucoup de temps à nous occuper des visas et des billets d’avion pour l’Inde. La ville de Nairobi et ce petit goût d’Inde à l’ambassade furent tout un programme: entre autre, coupure d'electricité à rallonge, paperasse et stress en promotion, et les manières africaines.
En ce qui concerne Nairobi et si l’on en croit les bouquins et guides; si nous quittons Nairobi entiers, cela tient du miracle… à voir…
A l’ambassade, où nous avions nos habitudes, j’ai pu, mine de crayon (comme dirait mon Doux), prendre un peu le pouls des comportements indiens. Je pouvais voir leurs visages et entendre leurs langages et leur accent anglais.
Cela fait deux jours que je suis, en fait, déjà partie, ailleurs. Je me prépare psychologiquement à ce brutal choc de culture, j’en rêve souvent, l’Inde est dans toutes mes pensées… je commence même déjà à m’entraîner à hocher la tête dans le bon sens pour dire oui !

Je dois y aller, nous partons bientôt pour l’aéroport, le temps du KiSwahili est révolu, je change de face culturelle comme un Rubix Cube, j’ai hâte de vous écrire et de vous raconter mes prochains probables projets: quelques déviations sur mon parcours…

Mgo, tu me manqueeeeees ! Merci pour ta présence, c'est bon. Plein de courage pour ce que tu entreprends, je te soutiens.

J’y go, je vous embrasse, merci pour vos messages, passez de bonnes fêtes, un très Joyeux Noël.
Peut-être que je serai sur les ondes avant les fêtes, mais on ne sait jamais… c’est important de le souhaiter !

Kelly

mercredi 12 décembre 2007

Dernière étape africaine : le Kenya

Nous partons pr le Kenya le lendemain à 8h pr 5hrs de route, en shuttle. Le voyage, cool, car c tellement différent que ce que je connais depuis quelques mois. Là, nous sommes dans un véhicule même pas rempli à ras bord, même pas puant, même pas mal, quoi ! Et puis la frontière n’est pas aussi stressante que la MOZ/TZN ! Pas d’brigands, pas d’malaise, juste un paysage normal de gens qui attendent patiemment de faire tamponner leur passeport.
Nous arrivons à Nairobi. C une grande ville, internationale. Elle ne représente sûrement pas le pays tout entier, mais on peut déjà sentir la différence générale entre la TZN et le KNY. La base culturelle est plus ou moins la même mais la population, les paysages et l’ambiance sont résolument différents. Je me plait déjà bcp ds cette ville qui est pourtant qualifiée de particulièrement dangereuse, encore plus en ce moment, en pleine élections présidentielles. Elle dépasse même Johannesburg et Lagos au niveau insécurité… faut déjà le faire ! Elle me plaît qd même car elle ressemble par endroit au Cap.
Nous sortons un peu dans la ville en taxi ; car se balader la journée ds certains (bcp d’) endroits est déconseillé. Nous faisons qq courses. Ensuite, ayant fini, nous attendons le taxi devant l’hôtel Hilton, servant de pt de repère. Célèbre chaîne hôtelière qui, dans cette ville, fait figure de repère d’africain-monayant-riche-businessman. L’entrée est contrôlée au détecteur de métaux et fouille de sac. Même les alentours de l’hôtel sont surveillés. Ds la ville : bcp de policiers, partout. Pour être déposé devant l’hôtel : barrage, fouille du coffre de la voiture.
Nous attendons donc le taxi devant le Hilton quand soudain, un jeune déboule dehors, sortant de l’hôtel en furie, attrapé par deux gardes. La lutte est agitée et violente. Le jeune se débat de ttes ses forces, et en effet il est fort, et/ou il a vraiment la rage. Il mord un des gardes. Deux hommes ne suffisent pas à vraiment le maîtriser. Il s’enfuit presque. Je vais pour me mettre en travers de sa route s’il s’enfuit, mais je me ravise car je sais que je vais me faire souffler… et qui sait ce dont il est capable… peut-être tuer ! Finalement il ne parvient pas à s’enfuir, mais la situation est instable. Il parle fort en KiSwahili, il s’adresse apparemment à la foule qui nous a maintenant entourée. Puis, sortit de nulle part, un groupe d’hommes style « Men In Black » fondent sur le brigand, pour aider les deux gardes. La situation est tout de suite « under control », et les hommes s’éloignent du public pour partir on ne sait où, sûrement a la police.

Voici les événements de Nairobi… ça promet…
Nous restons encore une journée ici, faisons notre demande de visa pour l’Inde (qui doit prendre 24hrs), puis nous partons vers le centre du Kenya, histoire de voir un peu le paysage.
Pour la suite, ce sera l’Inde !

Kwa Heri!

Derniers jours en Tanzanie

Après mon épopée kilimanjaresque, j’ai donc retrouvé Maman le lendemain, mais aussi… Papa ! Ce fut la grande surprise.
Ca a été une journée bousculante car en plus de la venue des parents, cela faisait 24 hrs que je passais des moments désagréables : me suis fais arnaquer « consciemment », ensuite une bagarre… En effet, la veille, je dois prendre un taxi. J’annonce avant la course le prix que je suis prête a payer, comme on doit le faire en Afrique. A l’arrivée, je donne au taximan un gros billet et il doit me rendre la monnaie. En me la rendant, il me parle et me parle encore, me posant 36 000 questions. Du coup, comme je sais que ça c le « truc » des africains pour détourner l’attention, je trouve ça suspect et recompte ma monnaie. Sans surprise je découvre qu’il manque 1000 Tsh (USD 1) C rien comme argent, mais sur le principe je le lui fait remarquer et il est surpris de s’être fait prendre en flag’, mais il n’en fait pas tte une histoire. En plus, peu avant, il m’avait donne sa carte pr que je le rappelle ! Puis il prend un air moqueur et annonce (maladroitement) des excuses pr expliquer son geste et pr que je lui laisse l’argent. Je lui explique que je n’approuve pas du tt ses manières de faire, que je ne supporte pas le vol (surtt de cette manière) et qu’il peut reprendre sa carte de visite ! On se dispute pendant un moment, je commence sérieusement à m’énerver, surtout que du coup, avec tt ca, je ne sais même pas si il m’a emmené au bon endroit. J’ai envie de le bombarder, d’être violente, car je sens que les mots ne suffisent plus, et je ne supporte pas de m’être fait arnaquer de manière si évidente ; et lui qui affiche cet air si arrogant, moqueur et gagnant. Je suis en rage. Je me retiens de lui donner un coup et de lui reprendre les sous. Finalement, je stoppe la discussion d’un coup et je pars sans dire un mot. Qd il me voit partir, il a cet air satisfait d’arnaqueur. Je ne le supporte pas et je suis furieuse. Cela me prendra deux jours pr « oublier ».

Mais je retrouve Elaine la canadienne et ca va mieux. L’hôtel est vraiment bien et je reprends des forces. Le lendemain, nous nous séparons avec ttes les promesses des rencontres courtes ; emails et visite dans nos pays respectifs. Puis je prends la route en daladala pour l’aéroport. Je suis assez bousculée, car j’appréhende les retrouvailles avec Maman, le fait de ne plus être tte seule pdt un certain tps, de devoir changer mon mode de fonctionnement, de baisser ma garde, de savoir si le pays et la vie d’ici va lui plaire, etc. Puis je dois prendre un taxi à la Junction Kia jusqu'à l’aéroport lui-même. Comme d’habitude africaine, tout le monde me saute dessus pour vanter chacun son taxi. Je monte dans un, et à ce moment-là, une bagarre éclate, violente.
Je me rends compte que ça arrive souvent en TZN, les bagarres. J’en ai vu souvent et tjrs à cause de jalousies dans le « business de rue». C tellement violent, que je me décide a sortir du taxi car je pense que le conducteur ne sera plus capable de conduire. Et là, déjà que j’étais à fleur de peau, c le summum !

Donc retrouvailles avec les parents. Je suis très contente, c un bon événement par Maman, et une bonne surprise par Papa. Ils ont perdus leur bagages durant le voyage, à cause de la tempête sur Sydney donc des retards à répétitions. C’était embêtant, car en Afrique, les chances de retrouver des bagages sont minces… mais finalement, on les retrouvera 5 jrs plus tard, après avoir harcelé continuellement les personnes responsables.

Nous allons à Marangu, je veux vraiment leur montrer ce village le plus proche du Kilimanjaro, et je sais que Maman a tjrs voulu voir le Kili. Nous restons une nuit là-bas. Entre tps, je revois tous les « rémoras » de la place, dont un qui se fait vraiment insistant, collant et agressif. Cela m’énerve à un haut point, si bien que quand je monte dans la voiture pour « m’enfuir » avec les parents, il ne me laisse pas fermer la satanée portière car il laisse ses mains dessus. Puis il m’attrape le bras d’une manière directive: c le geste de trop. En effet, en TZN il est habituel de se faire accoster de tps en tps pour des sous. Mais autant le contact amical est facile et chaleureux, autant le contact physique qd on se fait accoster pr de l’argent est rare. Et quand cela arrive, cela démontre bien svt que la barrière d’intimité et de respect minimum a été dépassée. Dans ce cas-la, c ce qu’il s’est passé. D’une certaine manière, je perdais le contrôle. Et puis ct un contact plus agressif, qu’il est facile de ressentir comme de la menace. Donc je lui jette une insulte et claque la porte en me disant que si j’écrase ses doigts (tjrs sur la portière), c bien fait pour lui. Mais il ne lui arrive rien. Nous partons.

Le lendemain, nous décidons au dernier moment de partir pour Arusha. Cela me convient parfaitement car je ne me sens plus bien ici à Marangu. C un village où tt le monde se connaît et me connaît un peu maintenant ; et depuis l’incident d’hier, je n’ai plus envie d’y retourner. Et puis j’aime bcp Arusha et ces environs, j’y suis resté un moment, je m’y sens en sécurité et j’y ai plus de repères.
Nous arrivons à Arusha dans la soirée. Le trajet a été un peu tendu car nous avons roulé un moment la nuit. Il est dangereux de rouler la nuit en Afrique, mais en plus, cette route était bondée et dangereuse. Mais nous sommes sain et sauf.
Nous passons deux jours vraiment sympa. Ensuite, les parents sont tentés de faire le Cratère de Ngorongoro. Pendant ce tps, je voulais partir au Kenya, mais finalement je les accompagne (et visite le Cratère une 2ème fois). C tjrs aussi beau. Cependant, il a plu, et au retour, la remontée du Cratère en 4x4 (heureusement !) ds la boue ne fait pas sourire tt le monde. La piste est très glissante et nous sommes tout proche du bord du précipice. Dailleurs, nous « croisons » un accident : un camion est sorti de la route, a glissé et déboulé 100 mètres plus bas, dans la forêt vierge. C gai… Pas de morts, mais des blessés et une carcasse de camion qui va pourrir dans les tréfonds de la végétation préhistorique… dommage.
Au retour pour Arusha, nous passons par Meserani, là où j’avais dormi qq jrs. Nous nous arrêtons un court moment, et je revois les Masais du coin avec qui j’avais passé du tps. En partant, j’ai le cœur serré car je sais que nous quittons bientôt la TZN. Cela me réjouis car g besoin d’avancer, mais en même tps, je me rends cpte que j’ai bcp aimé ce pays, la culture, les Maasais, et que ça va me manquer. Je suis triste et pensive le reste du trajet et j’essaie de faire passer ce sentiment que j’ai régulièrement quand le tps vient de quitter des personnes avec qui j’ai sympathisé.

jeudi 6 décembre 2007

Merci du fond du coeur pour vos messages!!! ;*

Ca fait tres plaisir de "voir" de nouvelles tetes... c motivant de vous lire, nouvelles nouvelles!
Ca fait plaisir de vous lire tous!

Mgo, tu etais a chaque seconde et a chaque pas avec moi... Tu m’as tellement manque ! Ton reconfort, tes paroles et encouragements, ta confiance... ca a ete dur d’etre loin de toi dans ces moments critiques. Mais ca ne m’a que plus rappelle l’importance que tu as et la place que tu occupes en moi... Nakupenda...
Fifi, j’ai fait comme tu m’as appris pour le Pic du Gendarme : vaseline sur les pieds, pas d’ampoules ! Mais je n’ai pas pu faire les p’tits bonhommes avec mes orteils avec du sparadrap... En tout cas, je n’ai pas eu tp d’ampoules, les pied un peu en compote, mais compare a ce a quoi je m’attendais, ca va ! Courbatue par contre... mais a cause de la descente intensive, meme pas a cause de la montee ! ;) Merci pr les infos de dernieres minutes avec Maman.
Arnaud, bosse pas trop! (je fais des vers sans en avoir l'air!;) Je suis vraiment contente de te lire...le voyage s'est organise tellement rapidement que je crois que j'ai manque a mon devoir de couz' pour te communiquer le blog... mais Maman fait le lien! Plein de courage pr la vie "lost in the frog's country"! On se retrouve bientot!
Julie, recu 5sur5... tant que tu penses tjrs a moi, toi qui as la chance de revivre au Pays! Fais plein de bisous aux poissons et aux cerfs, savoure chaque moments sur notre ile adoree... Prends soin de toi, je t'embrasse ma Vache!!!! Et n'oublies pas le paquet a la maison!
Arys et Delphine, vos messages m'emeuvent! Entre la poesie et l'emotion, mon coeur balance... tellement de bien! Je vous embrasse.
Delphine, tu es le lien avec l'Ifi, ca me fait plaisir! Plein de courage pour la recherche de boulot et si c l'Asie, tiens moi tjrs au courant! Bisoute les ifistes que tu vois!
Rene le Toubib', des que j'arrive a Nea, je cours te voir... la petite Kelly a 3 milliard de questions a poser sur 3 milliard de symptomes bizarres qui apparaissent! ;) Bonjour l'Afrique, et bientot bonjour l'Inde! Merci d'avoir supervise Maman pour l'inquietude de mon voyage. D'apres ce que j'ai compris, l'Ignatia etait de rigueur! ;)

¾ de Kili... c deja ca!

C vrai, j’ai mis un peu de tps a retrouver le chemin de l’ordi, mais g mes raisons !
Un recapitulatif de mon recent periple...

Day 1.
Depart 11h de Marangu Gate, 6/7hrs (tt comme les jrs prochains) de marche prevue dans la Rain Forest du Kilimanjaro. Je pars donc avec l’Assistant Guide a travers la foret vierge et terriblement verdoyante, apres avoir fait peser chaque panier, ne devant pas depasser 15 kilos. (Ils les portent sur la tete) Les autres (Hubert le guide, le cook et le porteur) empruntent un autre chemin, plus large et direct.
Je prends quelques photos, mais economise car il faut qu’il me reste de la batterie pour le sommet !
Nous traversons de tps a autre des nuees denses de fourmis qu’il faut craindre et eviter a tout prix car elles ne sont pas venimeuses, mais sont tres rapides et s’agglutinent sur le corps, mordent et demangent atrocement. Moi meme, le tps de prendre une photo, je me fait assaillir et mordre.
Des le debut, nous avancons a tout petits pas et deja Kamili me dit que je vais trop vite ( !) alors que je n’ai deja pas d’espace entre mes deux pieds quand ils se succedent. Mais il faut aller plus lentement, car la route est longue et elle dure plusieurs jours.
Nous arrivons a la 1ere base, Mandara, 2720m au-dessus du niveau de la mer.
Au depart, j’ai deja fait la connaissance d’Alex, allemand, et la, je rencontre Elaine, canadienne et Oliver, allemand lui aussi. Nous formons rapidement un groupe sympa, qui se soutiens et on partage notre nourriture et nos recits de vie. Des notre arrivee, on nous sert deja du the, du... MILOOOOOOOO et du lait en poudre !!!! (souvenir du Pays, trop bon, reconfortant !), des pop corn et des biscuits. Puis vient le diner qui, tout comme le voyage, est gargantuesque. Ce sera comme ca pdt 5 jrs : 4 repas par jour, tous riches, complets et gros. Nous avons tous la meme nourriture, mais les autres ont parfois des avantages, comme du chocolat, par exemple, chose qui me manquera terriblement. (Et ca, c la seule chose qu’ils n’ont pas partage ! ;)
Apres le gouter, nous faisons une randonnee plus haut pour aller voir un cratere. Vue magnifique.

Day 2.
J’ai super hate de reprendre la route. L’ambiance est joviale, j’aime vraiment ces moments dans la montagne, il fait un peu frais, mais c parfait pour se reveiller. Petite bassine d’eau chaude pour se laver au minimum (pas de douche), petit dej super bon, remballage et depart avec Hubert le guide cette fois-ci. Les autres sont deja loin devant, ils prennent le meme chemin que nous maintenant, jusqu’au dernier jour.
La vegetation change, moins verte, les arbres sont etranges et rares, decor a la ‘Alice au Pays des Merveilles’.
6/7 hrs en perspective, comme tous les jrs, sauf que ces heures comme les kilometres, s’allongent, interminables, par leur manque en oxygene.
Cette journee est difficile. Je commence deja a avoir mal a la tete et j’ai le coeur qui bat la chamade, sans pouvoir le calmer. Ce sont les premiers effets du manque d’oxygene. Mais je ne m’inquiete pas. Apres le lunch, je me reveille, je demarre comme une pile, je suis reboostee, je marche moins lentement et bien.
J’arrive a la 2eme base, Horombo : 3700m.
On discute des heures dans les huttes avec l’equipe, j’aprecie le paysage, le coucher de soleil et les etoiles : incroyable de si haut, c magnifique. Je pense a toi...
Et puis vite dodo. Cependant, pour tous, mais surtout pour moi je crois, l’excitation a laisse place a l’apprehension de la longue marche du lendemain : 7hrs dans le desert froid et pierreux, avec de moins en moins d’oxygene.
Je dors mal ce soir-la : mon mal de tete est amplifie, et le Doliprane n’y fait rien, car c le mal de l’altitude que j’ai, et le seul remede est de redescendre.

Day 3.
C reparti.
Le debut de mon avancee est ok mais fatiguante. Je dois controler mes reflexions car mon coeur est tres sensible a la moindre pensee engageant la moindre emotion. Et tout n’est qu’emotion pour moi en ce moment. Je me rends cpte que dans la vie de ts les jrs, des pensees traversent notre esprit sans que l’on s’en rende vraiment cpte. Et je pense que chacune de ces ‘pensees-eclair’ declenche une variation infime du rythme de notre coeur. Mais en manque d’oxygene, ces variations deviennent conscientes, violentes et rapides. Notre coeur bat a toute vitesse et s’emballe a la moindre pensee d’amour, de peur, d’inquietude, d’agressivite ou autre.
Nous evoluons dans le desert ou les plantes et fleurs se font rares et nous entrons dans une espece de cuvette qui, en la remontant, nous mene a la 3eme base, et un peu plus haut, au sommet, ‘deja’. Je vois le chemin de terre et de pierres sur quelques kilometres. C rassurant, car c relativement plat, et cela ‘parait’ tout pres.
Arrive a l’heure du dejeuner, nous nous arretons sur les derniers rochers qu’il reste sur le chemin. Et c la que commence mon ‘ascension’ en enfer...
Je m’assois et d’un coup, un mal violent me prend. C le mal de l’altitude (qui est connu pour se manifester d’un coup, sans crier gare) qui m’emprisonne. Je suis prise de nausees et d’un mal de crane qui ne cessera d’augmenter avec l’altitude. Nous reprenons la route sans que j’ai mange, j’ai du mal a marcher et je suis constamment sur le point de tomber dans les pommes. Je me poste derriere un rocher pour pouvoir vomir... mais rien.
Je suis maintenant obligee de me servir de mon baton de marche. J’avance tres lentement, plus que jamais. Je perds peu a peu la conscience de mon etat. Tout ce que je ressens est mon cerveau qui bat et gonfle, mon coeur qui fait de meme, je m’affale sur mon baton de marche. Et je m’endors... puis je me reveille soudain en train de marcher. Hubert me tient le bras. Et je m’endors encore... Le manque d’oxygene (que je ne ressens pas au niveau de la respiration) me rend narcoleptique. Et plus on avance, plus c le drame. Car la piste parait plate, mais ce n’est qu’une illusion d’optique, car, en fait, elle monte lentement mais assez pour me rendre encore plus malade a chacun de mes pas trainant au sol. Je n’en peux plus. Je passe mon temps a faire des pauses, mais il ne faut pas tarder, car la nuit arrive. Il fait tres froid, je suis gelee. Et soudain, je stoppe et me mets a vomir (de) toutes mes trippes. Je suis tellement faible qu’Hubert est oblige de me soutenir debout, recroquevillee pas les secousses de mon mal. Ca me fatigue encore plus. Et je ne peux rien boire ni manger pour retrouver des forces. Hubert passe maintenant mon bras sur ses epaules car je ne peux plus tenir debout.
Puis nous arrivons enfin : derniere base, Kibo (du nom de la montagne) = 4703m au-dessus de la mer. ;)
Je ne demande pas mon reste, vais me coucher dans le dortoir, sans manger ni boire. J’annonce au guide que je ne serai pas en mesure de me lever a minuit cette nuit pour entamer l’ascension du sommet, je m’en sens incapable... et c la cas. Tout le monde est tres inquiet. Mais un medecin qui fait le voyage me dit que c la meilleure option, que ma vie est plus importante, d’autant plus qu’il voit que je n’ai absolument pas le matos contre le frois qu’il faut (il fait glacial ici, mais – 20 la-haut !). Decision prise : pas de Uhuru Peak (le sommet : freedom) pour cette fois.
Je passe une nuit atroce, gelee, une migraine qui me rend folle, des envies de vomir permanentes, et qd je me leve pour aller dehors, je tourne de l’oeil et dois m’assoir dans la neige pour ne pas m’evanouir. Succede au mal physiologique un mal psychologique, normal apparemment : une vague... que dis-je, un tsunami ! de tristesse m’envahit et ne me quitte plus jusqu’au surlendemain. Je pleure toute les larmes de mon corps, tout en essayant de ne pas vomir, ni m’evanouir ou me taper le crane contre les murs.
En partant a minuit, deux filles me laissent leur sac de couchage (dont un qui a fait l’Everest !), ca me rechauffe.

Day 4.
Tout le monde est redesendu en etant plus ou moins malade selon les personnes, et en se demandant pourquoi des gens paient pour faire ca, car c une vraie torture apparemment ! Le temps la-haut etait insoutenable, et je n’aurai meme pas pu tenir le froid, meme si j’avais pu monter.
Mais c magnifico-superbe, g vu leur photos: lever de soleil sur le glacier du Kilimanjaro, incroyable, tellement haut! Vraiment beau, une experience, definitivement.
Le guide et moi on redescend tot le matin car cela fait trop longtemps que je suis malade et soumise a l’altitude, c dangereux. Nous entamons la descente de plusieurs metres, quand d’un coup, le mal me quitte. C incroyable, fini. Je reste toujours un peu faible donc pas super bien dans mes baskets, mais le sourire revient sur mes levres le temps d’une photo que le guide prend de moi. Cependant, plusieurs fois je dois m’arreter car je suis sur le point de m’evanouir. Je finis par manger mon lunch de la veille et ca va mieux. Je me retourne plusieurs fois sur le chemin et voit le fameux sommet : j’etais literalement au pied, au commencement du sommet enneige si admire... mais pas de regrets.
Arrivee a Horombo pour passer une nuit regenerante.
Je recommence a manger avec ma faim connue et reconnue d’ogre, a tel point que tout le monde s’exclame que ‘Kelly’s back to life’, car il ne leur a pas fallut longtemps pour se rendre compte que je mangeais bcp et tout le temps!
J’ai meme le droit a un ‘communique de presse’ pour repondre a toutes leur questions. En effet, ils (allemands-combattants du Kili et je-ne-pourrais-pas-supporter-de-ne-pas-atteindre-le-sommet) essaient de savoir comment je supporte le fait de ne pas y etre arrive. Apres un sourire interieur, je leur explique que contrairement a eux, ce n’est pas ma priorite dans la vie et que le genre de voyage que je fais ne laissait pas assez de place pour une organisation complete et safe de l’ascension de la plus haute montagne d’Afrique, d’Europe et d’Amerique ! Que je me suis decidee la veille du depart, que l’agence qui a ‘organise’ est defaillante et pas serieuse, que je n’ai pas la moitie de l’equipement qu’ils ont, qu’ils sont venus en TZN expres pour ca, sans rien d’autre a penser, qu’ils ont du chocolat ;) et enfin, que mon objectif etait d’essayer, non pas de me tuer (comme certaines personnes chaque annees, au sommet).
Puis une discussion s’en suis sur la theorie que le fait d’etre nee et de vivre sur une ile au meme niveau que la mer ne me predispose pas a l’altitude. Et puis finalement, ils m’ont congratule car sans entrainement, ni bon matos, a l’arrache en plein milieu de mon voyage qui n’a rien a voir avec les montagnes et etant illienne, eh ben apparemment, 4703m, c quand meme pas mal... !

Day 5.
Descente grandiose des deux dernieres etapes, en seulement 5hrs (a l’aller ca nous a pris 12hrs !).
Je decide de ne pas retourner dormir chez l’organisateur a Marangu (je ne peux plus le voir en peinture celui-la... arnaqueur, je n’ai aucune confiance en lui, malsain, je ne sais meme pas comment j’ai fait pr dormir chez lui 3 nuits!) Je prends un dala dala pour aller sur Moshi et, sur l’invitation d’Elaine la canadienne, de partager une chambre avec elle dans un hotel avec lit, douche et resto. Je m’entends bien avec elle et puis je sais que j’ai besoin de me reposer apres toutes ces emotions. Je suis tres fatiguee, je n’arrive plus a marcher car je suis tte courbatue et j’ai faim ! ;)
Et puis Maman arrive demain matin tot, donc je veux etre en forme pour l’acceuillir !

Conclusion.
Etant donne les conditions dans lesquelles g effectue cette ascension aux ¾, je suis assez contente ! C deja ca. Pas de regrets.
Juste tres frustrant sur le depart du pied du sommet car quand le mal de l’altitude est parti, je me sentais bien mieux et c dur de se rendre cpte que quelques minutes auparavant on etait malade a crever et que de tte facon on ne pouvait pas faire un pas sans etre malade. Et j’ai souvent failli demander au guide de revenir sur nos pas pour le gravir ce sommet ! Mais je savais qu’en revenant, j’allais redevenir malade. C tres bizarre comme sentiment. De plus, physiquement je n’etais pas fatiguee, en pleine forme pour les jambes, nickel. C le physiologique qui a defailli, alors que mes jambes ne demandaient qu’a avancer.
Ensuite, meme s’il n’est pas necessaire d’avoir du matos de montagne (genre piollet et crampons) pour faire le Kili, il faut definitivement prevoir du matos et des vetements tres chauds, et des vitamines et autres aides medicamenteuses douces pour lutter contre le mal de l’altitude pour ceux comme moi qui en sont victimes. Car tout le monde ne l’est pas. J'aurais peut-etre du prendre la 6eme journee d'acclimatation... a voir pour la probable prochaine fois!
Aussi, mon ascension a ete difficile car je ne buvais pas (eau gelee donc desagreable et puis apres, malade). Il faut boire bcp bcp d’eau (4/5L par jr). Et apres je me suis rappellee que je sortais d’une deshydratation, de laquelle je ne m’etais pas encore remise, donc mon corps a du faire la tete en se disant que j’exagerais ! ;)
Cependant, meme si je peux dire sans pb que je n’ai jamais ete aussi malade de ma vie (meme l’episode avec Julie pour aller a l’Ile des Pins n’etait pas si dur !) et que je me suis promis 100 fois que jamais je ne reessaierai car je ne veux pas etre malade comme ca une nouvelle fois, et bien en etant bien preparee, je ne dis pas que je ne reessaierai jamais.
Enfin, cela a ete pour moi une experience extraordinaire de par la faune et la flore que j’ai pu observer et l’experience humaine et psychologique que ca a ete. La route a ete longue, mais j’ai eu environ 30hrs de pure reflexion (gachees parfois par mon coeur en hysterie !) sur tout et cela m’a apporte bcp de reponses.
Cette experience compte bien pour un mois entier dans mon voyage !... je me demande si je ne vais pas rentrer plus tot a la maison ?! ;)

mercredi 28 novembre 2007

5 jours et 1 Kili s'il vous plait...!

Bon. J'ai pris ma decision: je vais tenter l'ascension du Kilimanjaro (Kibo) jusqu'au sommet.
Il y a une semaine, je ne voulais le faire que jusqu'a la premiere etape (3000 metres au-dessus du niveau de la mer en 1 jr) et finalement, je me suis rendu compte que je serais tres frustree de ne pas au moins essayer d'aller jusqu'en haut (Hururu Peak: 5896 metres au-dessus du niveau de la mer) Donc je vais essayer... Depart demain matin: 29 Nov, 9h30.

Cela va durer 5 jours (je n'ai pas pris l'option des 6 jours, cad + 1 jour d'acclimatation) et je serai seule avec 1 guide, 2 porteurs et 1 cuisinier.
Il y a plusieurs routes, dont 2 plus frequentees: la Machame route ("Whisky" = tres difficile) et la Marangu route ("Coca-Cola"= moins difficile / montee par l'Est). C sans hesiter cette derniere que j'emprunterai.

Planning:
Day 1: 3/5 hrs = 7km = 2700m above sea level
Day 2: 4/7 hrs = 11km = 3700m above sea level
Day 3: 5/7 hrs = 10km = 4700m above sea level
Day 4: 7/8hrs = 4km = 5896m above sea level (lever a minuit 30 pour atteindre le sommet au lever du soleil, puis descente apres juste qq heures, a un certain niveau, car interdiction de rester plus de qq heures au sommet a cause du manque d'oxygene = folie)
Day 5: Grande descente: 5/7hrs = 18km + 5/7hrs = 14km

4L d'eau par jour (eau du Kili, a bouillir car malade sinon, sauf que pas le droit de faire du feu, donc je suis curieuse de savoir comment ils vont faire!?? J'apporte mes cachets desinfectants d'eau au cas ou ;)
4 repas gargantuesques par jour.
Et enfin, le secret reconnu par tous les africains ici, pour la reussite, c "Pole pole": "doucement" en KiSwahili. De toute maniere, les symptomes de manque d'oxygene se feront forcement ressentir, donc il faut juste que je sache et me prepare.
Du matos supplementaire me sera prete, car il va faire jusqu'a - 20 degres celsius vers le sommet.

Finalement, je me prepare depuis 2 jours sans le savoir a gravir le fameux sommet: avec David, mon guide improvise (il me montre les beaux endroits du coin), on crapahute (ortho?) dans la vallee au pied du Kili, tellement qu'on rentre toujours la nuit. Ca me fait a chaque fois bien peur, car je ne vois meme pas mes pieds tellement il fait noir, mais en tout cas, ca me fait bien pratiquer! 1hr le matin et 1 hr le soir sur, puis d'autres moments durant la journee. C deja pas mal...

Et un scoop: ca y est, je l'ai vu!!! le Kilimanjaro, celui kon voit dans les bouquin et a la television! Par hasard, comprimee comme une sardine dans le Daladala qui me ramenait a Marangu, je dormais, puis j'ouvre un oeil, et dans un petit coin de jour sous l'aisselle d'une mama, je le vois... le fameux sommet, je le reconnais, c Kibo!! Il est plein de neige et est gigantesque. C marrant, je ne pensais pas que je verrais le Kilimanjaro dans une telle situation.. je m'imaginais plutot sur un point de vue, avec mon appareil photo... mais la, meme pas de place pour bouger un orteil ;)

Donc comme vous pouvez l'imaginer, il va y avoir no news pour les 5 jours a venir (vous aurez le temps de faire du rattrapage de lecture, hein Claire ;) ... J'ai hate de vous retrouver en revenant! (le 3 Dec)
Aussi, je suis tres contente, car le lendemain, Maman vient me voir (c aussi l'appel du Kilimanjaro! ;) j'aurai donc l'occasion de lui faire visiter les alentours que je connais un peu maintenant!

Mgo, tu vas me manquer encore plus pendant ces 5 jours... c comme si j'etais encore pus loin! En tout cas, tu auras surement des variations importantes de temperature, la-bas en France, car je t'enverrai des pensees enneigees-rechauffees-Kilimanjariennes chaque jour et a chaque pas, le plus haut et loin que je puisse... Je t'embrasse de tout mon coeur. Nakupenda!!!!!!!!!!!
Claire, tes messages me font tres plaisir! Je suis contente que tu prennes le temps de lire mes romans a rallonge... mais je vais commencer a culpabiliser d'ecrire des messages si longs! ;)) Embrasse Julien et Antonin, ainsi que le futur petit nouveau! (ou futurE?)
Fifi, j'ai pris de la terre et des pierres de lave du Cratere de Ngorongoro, et j'espere que l'etat drogue dans lequel je serai pendant mon ascension du Kili me permettra tout de meme de t'en rapporter de la-bas aussi! ;) J'ai bien eu ton message, ne t'inquiete pas trop, un petit peu c bon, trop c trop ;) et je vais aussi bcp penser a toi... et a notre ascension du Pic du Gendarme et a celles du Mont Panier pour toi! J'en ai de tres bon souvenir, c toi qui m'a fait aimer ca! Et encore, je ne suis pas une pro, meme plutot paresseuse comparee a toi...! je t'embrasse fort fort et la famille aussi!
Tonton Eric de Tchamba, tu es aussi un modele du genre! Merci pour ton message qui me donne du pep's et de la motivation! Je suis ta premiere fan! Je penserai fort a tes traversees dans notre Brousse adoree, comme dans la vie pour me donner du courage dans les derniers metres au sommet qui, je pense, me paraitront longs. Je t'embrasse fort et la famille aussi!
Y'a un commentaire, j'ai pas su dechiffrer l'auteur, mais en tout cas, c sur que je vais essayer de leur montrer qu'on rigole pas, nous, au Pays! C pas un p'tit Kili (guili-guili?) qui va m'faire peur! En meme tps je dis ca, mais je vais y aller cool, hein! Si ca va pas, je n'hesiterai pas a redescendre dare dare!

Je vous embrasse fort tous, merci encore pour vos commentaires qui me font, je sais j'arrete pas de le repeter, tellement de bien et de courage!

Kili

mardi 27 novembre 2007

Le cratere de Ngorongoro et le Kili

Enfin des news... et merci tellement pour vos commentaires!

J'ai quitte Meserani (pres d'Arusha), pour aller voir le fameux Cratere, a 2 hrs d'Arusha, en joignant un groupe.
Donc dodo a Karatu dans un camp. Puis depart le matin a 6h, dans un 4x4 pour descendre dans le cratere. Et... magnifico-superbo-genial! Assez incroyable: des animaux a perte de vue, comme dans le Roi Lion (je ne savais meme pas kil y avait des animaux, je pensait kon allait juste voir le Cratere!), un lac de Flamant Rose monopatte dans l'eau, une lumiere magnifique, paysage lunaire... bon bref, il faut que je charge les photos!!

Par contre grosse querelle avec un Monsieur de 70 ans, le matin a 6h... 1h30 pour regler le pb... En fait, etant pote avec les organisateurs, ils ont voulu me faire monter devant dans le 4x4. Et en arrivant, je me rends compte qu'il y a ce Monsieur, et que c moralement pas possible que je le laisse monter a l'arriere. Et quand lui comprend qu'il ne montera pas devant, il vocifere des insultes en anglais, tellement que je ne pouvais comprendre que: "...uk off!, ..iss me off!!" pour n'en citer que quelques uns... Donc je vais direct le voir pour lui dire de monter devant. Il me jette et continue les insultes, puis boude. On essaie a plusieurs reprises avec le guide de le raisonner, mais rien a faire, Monsieur est vexe comme un pou.
Puis pause de route, donc je vais demander au guide pourquoi il ne m'a pas prevenu que ce Monsieur etait avec nous et que moi ca m'est egal de monter devant. Il me dit kil lui a menti en disant que je montais devant car j'avais des problemes de vue car il voulait me faire plaisir. Puis les negociations recommencent pour le faire monter devant. Et moi de m'excuser cent fois, de me rabaisser, de lui dire que je ne l'avais pas vu, etc... Puis finallement, Monsieur consent a me pardonner, puis monte devant. Tout au long du trajet, la tension redescend peu a peu. Finallement, j'obtiens la sympathie de tout le monde, car il est evident que je ne suis pas si mechante que ca (!) et que lui, a tout bonnement pete un cable ce matin.
En fait, en analysant le personnage, je me rends compte qu'il est vraiment pas evident a vivre, qu'il ne se responsabilise pas dans ses besoins (En fait, il etait du genre a se plaindre de camper et de tout, alors qu'il est dans un groupe de camping! Mauvais choix de vacances quand on a 70 ans...) Il se vexe tres vite, tres suceptible, bref, un cas, malgre ses 70 ans (kil ne fait pas dailleurs) que je peux comprendre kil faut faire un effort, mais pas kon soit si dur.
Sinon, tout le monde est super sympa, gros fous rire, la visite geniale. Le midi, je me fais attaquer par un aigle. Il me fonce dessus puis vole mon poulet au passage. Il m'a fait super peur et je suis toute griffee... et sans poulet! ;)

Puis retour dans la journee a Arusha, soiree avec le groupe, genial, bonnes rencontres, dodo. Puis jai repris le matin mon mode solitaire, apres avoir dis un aurevoir tristounet a tout le monde, pour partir pour Moshi en bus, puis Marangu en Daladala.

Journee difficile pour plein de raisons, tres triste, demotivee, pas en confiance avec les gens que g rencontre, sauf en arrivant a Marangu... ct mieux. Mais toujours pas evident, sentiment inconnu desagreable que je n'arrive pas a chasser... mais j'ai confiance et je sais que ca ira mieux... quelques omelettes tanzaniennes et de la biere de banane devraient aider! ;))

Je suis a present au pied du Kilimajaro, aux portes du Parc National du meme nom.
Jungle africaine verte, bananiers abondants, lantanas, papayers etc... bref, retour au Pays, quoi! ;)
Je suis arrivee hier apres-midi, j'ai rencontre un guide qui ma emmene chez son oncle, encore plus haut que Marangu, donc marche intensive dans la brousse et sur la piste. Puis baignade dans une cascade infestee de crabes (me suis fais attaquee!), marche intensive encore dans le village, dans la brousse, degustation de biere de banane (completement pompette car pas mange de la journee et crevee!), puis on est alle voir le Kili du village: j'arrive, je le vois et me dis: "c ca?" Trop decue, pas du tout comme dans les bouquins, pas de neige... et finalement, c pas ca! ;)En fait, 2 pics forment le Kili (et forment aussi le nom: Kibo-le celebre et Maouenzi) C Maouenzie que g vu hier, pas Kibo, qui etait cache par les nuages, comme la plupart du temps. Donc on ne s'affole pas, je ne l'ai toujours pas vu! ;)) Puis diner avec les hotes, et dodo de fou, car vraiment crevee avec toutes ces emotions! Je me suis reveillee a 10h, une premiere depuis le depart! (normallement 5h ou 6h!)

Pour la suite... surprise...!

Pleins de grosses bises enneigees!

P.S.:
Delphine, merci de me tenir au courant de la vie parisienne! Ca me fais tres plaisir, j'ai l'impression d'etre la-bas! Fais un bisous aux filles, et tiens moi au courant de ce que tu fais! Si tu es en Asie ou pas, et meme d'autres evenements! Bises, bises!
Julie, tellement contente de ton messages! J'etais un peu decue de te voir si rarement, je tavoue... ! Merci de ces news et pends soin de toi! Toi aussi tu me manques! Bisous ma Vache! Et il y a un paquet qui t'attend a la maison! Il faut que tu ailles le chercher!
Mam', tu as eu de mes nouvelles, c cool. Tout ca m'a l'air tres bien, je tenvoie un mail pour te donner plus d'infos. Papa, je tembrasse!
Fifi, merci aussi de me tenir au courant de la vie Caledonienne! Embrasse bien fort les familles Eric, Roland et Noel Douyere, Yann Fanch pour sa communion!
Etienne vivement la classe ou pas? Il est motive? Toujours fan d'ATR? Et comment va le petit tresor-ton sosie?
La famille, les filles, les maris et vos bouts d'choux... je vous embrasse fort!!!
Mgo, je t'embrasse tres fort... Merci pour tes messages, ils me font du bien... mais c pas evident... Nakupenda

mardi 20 novembre 2007

Petites news en passant...

J'ai enleve mes tresses, ca m'a pris 4h30 quand meme... j'avais envie de changer et ca me grattait, a force, avec toute la crasse qui s'accumulait... ;)) Donc j'ai eu la coupe afro pendant 24h, et puis j'ai retrouve ma tete normale apres... ouf!

Il y a deux jours, je suis allee voir toute tremblante les serpents, parce qu'ils les nourissaient. Cad qu'ils mettent soit des souris, poussins, poulettes ou coqs, dans le box de chaque serpent, selon la taille du serpent.
Je voulais surtout voir comment le python faisait pour enserrer sa proie puis l'avaler tte crue.
Il y a deux pythons dans 2 boxes differents. Et je faisais des aller-retours pour en prendre au moins 1 en flagrant delit.
J'ai trouve le premier deja avec la poulette fretillante d'asphyxie dans ses anneaux... impressionnant. Mais il a fait ensuite trop sombre pour que je le vois l'avaler.
Et le deuxieme, il mettait bcp de temps et de ruse a s'approcher d'un des coq (il en avait 2 a manger). C'etait tres effrayant. Le pauvre coq sentait qu'il allait y passer... il a meme attaque le serpent.
Ca a dure de longues sournoises heures... je suis allee chercher mon Coke, et il manquait plus que les pop corn! Et finallement, je suis allee me coucher en me disant que le matin, le chicken aurait eu le tps de faire sa derniere priere... Le matin, en effet, il n'y avait plus de coq, mais ct parce que le serpent ne les avait toujours pas mange (pas assez faim apparemment), donc dans ces cas-la ils les sortent des boxes.

Sinon, je pars demain ou le 24 pour le Cratere, puis j'enchainerai ensuite avec le Kili, que je gravirai jusqu'a 3000m seulement, faute de bonne sante. En effet, au-dela, il commence a ne plus avoir de vegetation, l'oxygene commence a se faire rare, et il fait tres froid (d'autant plus que nous sommes en pleine saison des pluies).

A bientot! et d'ici la, je serai peut-etre deja au Kenya! (ou pas ;)

xoxo

lundi 19 novembre 2007

Avant de rejoindre les hauteurs...

Sinon mon quotidien:

Les Masais me scient de plus en plus: Charismatiques, oreilles percees de trous immenses (dans lesquels ils accrochent leur portables parfois (!!), tellement respectes et fiers, (je vais essayer de prendre des photos!), ils sniffent une poudre marron pour rester eveilles pendant la nuit pour garder le camp (!!), et surement pour leur donner de la force, ils boivent du lait melange a du sang (!!). INCROYABLES...

Tous les jours on attrape (pas moi bien sur) des serpents qui rodent dans le coin... je peux vous dire que je fais SUPER gaffe quand je rentre dans ma tente, mets mes chaussures, marche la nuit, meme le jour! Et puis c pas des tout gentils...

En allant a la clinique, le doc m'a montre un homme qui c'etait fait mordre par un Puff Adder (celui kon a vu avec PX en ZA... grosse frayeur - 1 des 10 plus dangereux d'Afrique avec le Black et Green Mamba). Je n'avais jamais vu ca avant en vrai, que en photo - impressionnant, deux gros trous dans la main, le bras noir (plus noir que sa couleur de peau ;) enfle a mort (enfin.. il est encore vivant!), suintant... aussi incroyable! Et en partant, un petit garcon arrivait a cause d'une morsure au pied. Tous les jours ca arrive... danger!

Dans quelques jours, quand j'irai mieux, je m'organise pour aller voir le Cratere, puis le Kili. Car je ne peux pas aller les voir tte seule, il faut des guides et c tte une organisation. Je ne compte pas les escalader, il faut de la preparation, que je n'ai pas, et puis je suis bien trop faible! Mais par contre, randonnees!

Je vous tiens au courant, comme d'hab'!

Ah oui, et puis Arusha et les environs c trop cool-beau!

Mgo, je t'embrasse tres tres fort, tu me maannnnnques!!! Et on est invite plusieurs fois en Australie par des gens forts sympathiques que j'ai rencontre ces derniers jours... Finalement, ce ne sera peut-etre pas l'Amerique Latine, mais plutot le tour de l'Australie en Combi (depuis le tps que je veux le faire!) Mais bien sur, on ne s'affole pas, ce sera ds quelques annees, apres avoir travaille un peu qd meme... ;))

Plein de bisous anti-venin! ;)

Snake Park...

En me reveillant, il m'a semble avoir dormi a Arusha dans ce qui parraissait un "motel de passe"... il y a avait de grands miroirs dans la chambre! Mais bon sommeil.

Je suis reparti le matin pour aller dans le bush, a Meserani, a mi-chemin entre Arusha et le Cratere de Ngorongoro, pour arriver dans un campement appelle Snake Park. Je ne comprenais pas pourquoi ca s'appellait comme ca jusqu'a ce que je decouvre a 3 metres de ma tente un mur avec derriere un gros croco! Et puis plus tard des serpents, en pleine nature comme en captivite, encore des crocos et d'autres animaux. J'ai donc atteri dans un parc d'animaux.

Vraiment genial. C'est un couple qui doit avoir 60/70 ans, qui possede de grandes terres dans le coin. Ils sont en Afrique depuis 20 ans. Lui est medecin et ils aident la communaute Masai de differentes manieres. Deja, ils leur donnent du travail avec le campement et ils ont un garage pour reparer les bus et autres 4x4 du coin. Et puis ils ont construit une tte petite clinique qui soigne les malades ou blesses gratuitement, ils vont construire un orphelinat, toutes les recettes du "bar-snack" du campement sont reversees a la clinique... Qd ils sont arrives ici, il n'y avait rien, ils ont plante 10 000 arbres et plantes... c une vraie oasis maintenant!

Quand je suis arrivee je suis tombee bien malade: tres fatiguee, courbatue, maux de tete, grosse fievre, nausees... On a cru que ct la Malaria. Direction clinique africaine pour faire un test sanguin, avec une pte goutte de sang piquee a mon doigt. Verdict: pas de Malaria... ouf! Diagnostic: Grosse fatigue physiologique et morale, manque important d'eau et de nourriture, choc culturel... donc depuis: 3L d'eau par jour, fruits et legumes, dodo. Et ca va mieux aujourd'hui, c d'ailleurs bien pour ca que je suis la a vous ecrire, avec plaisir!

vendredi 16 novembre 2007

Tout proche du Kilimanjaro, au Pays des Masais... - Part 2 -

La, je me rends compte qu'on est encore loin d'Arusha, et kon va arriver la nuit. Et surtout rouler la nuit! Ca ne ma plait pas du tout, car les accidents de la route sont tres tres frequents ici, et meurtriers. Et puis on fait des arrets repetes, c comme ca les voyages africains!

Le paysage evolue au fil de notre avancee. C magnifique. Mais je me sens triste car tout ici me fais penser au Pays. Et meme si depuis le debut de mon voyage c comme ca, la c encore plus flagrant. Les espaces desertiques et poussiereux laissent place a de grandes vallees et montagnes verdoyantes et rocheuses... l'air se rafraichit, le soir tombe, le soleil perce les nuages et laisse des flammes rouges dans le ciel. Et finalement, une atmosphere africaine me fais vraiment me sentir au Pays des Masais, tel que je l'imaginait, tout proche du Kilimanjaro...

Chaque fois, je crois kon est arrives, chaque fois je me trompe. Je commence a trouver le temps long, alors que jusqu'a maintenant, le voyage etait parfait, et j'avais une tres bonne place tout devant (la place du mort, vous me direz), je pouvais au moins allonger mes jambes.

Ca y est, il fait nuit. Je commence a m'inquieter car je ne sais pas ou je vais dormir. Et puis je suis encore inquiete kon roule de nuit. Apres plusieurs et interminables pauses pour deposer chacun chez soi, je ne reve que d'etre a la maison, avec "quelqu'un qui m'attendrait quelque part"... Je suis un peu - beaucoup au fond du trou, crevee, je dors debout, et le stress n'arrange pas les choses. On arrive finallement, dans un coin perdu, sans route, que de la terre... encore et toujours cette terre rouge!

Je vois un "taxi", monte dedans. Je le partage avec une autre fille qui rentre chez elle, son pere l'attend. (bouhbouh!) Puis je demande au taximan de m'emmener dans un endroit ou dormir, n'importe ou, mais je veux dormir. Il m'emmene, c cool, ca m'a l'air plus ou moins safe. Je ne sais meme pas ou je suis, mais m'en fiche. Je m'etale sur le lit et je pleure. Puis je m'ecroule de sommeil... enfin.

Conclusion:

Arrivee prevue: 14h… arrivee effective: 22h30

La route est longue... tellement longue... - Part 1-

Avant hier, journee a Dar, vraiment sympa: j'ai trouve une boulangerie francaise, fonce dedans et mange un tres bon croissant... pendant qu'il tombaient des trombes d'eau dehors... Relax.

Hier, depart le matin pour mon bus pour Arusha 8h - arrivee prevue 14h.
Je ne sais pas pourquoi, mais meme si je sais que les horaires africaines sont les plus incertaines et que j'y suis maintenant habituee, j'y croyais vraiment aux 6hrs "seulement" de voyage...

Mais non... apres 1/2 de route, on s'arrete sur une "aire" et au moment de repartir, impossible d'avancer: le pneu arriere est dans une petite rigole de rien du tout. Je ne comprends pas ce qui ne va pas. Mais si, pire que tout: ce n'est pas la rigole le reel probleme, mais le pneu lisse a souhait (comme tous les autres) qui au moindre creux glisse sur le sol et s'enlise... et il pleut. On est reste 4 heures comme ca, a attendre qu'ils reparent. Et c du systeme D en Afrique, donc tout le monde s'y est mis. Alors j'en ai profite pour aller manger une omelette tanzanienne, dans la rue. (Je n'aurais jamais pu faire ca avant car les conditions dans lesquelles la cuisine de rue se fait sont ragoutantes... mais j'avais trop faim. Et ct bon! Menu: omelette aux pommes de terres et banane frit.
Finallement on repart.

Ce qui etait tout de meme genial, c que j'avais bcp de sympathie pour le conducteur et son "assistante", et pour les passagers. Ils etaient cool et toujours le sourire aux levres. Vraiment une bonne vibe, c important!

On reprend donc la route, trankil, l'assistante nous offre des sodas... mais ca n'allait pas durer...

Une voiture nous depasse en nous faisant de grands signes. On s'arrete. Le compartiment a bagages s'est ouvert durant le voyage, et nous avons perdu des affaires. (aarrgghh!!) Sauf que je ne comprends pas tout, tout de suite. Personne ne parle anglais, je vois tout le monde s'exciter en Kiswahili... je ne comprends rien. Je vois juste leurs visages paniques. Ils sortent pour aller voir qui a perdu quoi... et la je comprends... je cours aller voir moi aussi si ma carapace de sac ne m'a pas quitte car tout le monde remonte deja (il faut faire vite en Afrique, si tu comprends rien, t'es fichu.) Il est toujours la! Je ne sais pas combien de fois g remercie le ciel, mais a mon avis il m'a bien entendue!

On fait donc demi tour sur le lieu du crime, en esperant retrouver le seul colis perdu... et en arrivant a l'endroit presume, on voit un petit gosse se carapater avec le colis a la main vers le village au bord de la route. Et la, le theatre commence. Je jubilais, me demandant ce qu'il allait se passer. Comment les Africains se debrouillent pour regler un pb, et pour punir... un enfant!
Tout le monde descend, c la cohue, je fais profil bas.

Un truc me frappe: les passagers du bus sont tous d'un niveau social moyen a assez eleve. Je ne m'en etait pas rendu cpte jusqu'a ce que je vois les habitants du village: presque nus, vetements dechires et sales n'est meme pas suffisant pour decrire, de mauvaises odeurs (melangees aux parfums des femmes du bus), plus de dents, bref, ce fut la guerres des mondes!

Les femmes commencent a prendre un petit a part et a le sermoner, avec tout leur dynamisme de mama africaine ;) et les hommes investissent le village pour retrouver le voleur. Car ct ca le pb: le vol - innaceptable. Le petit se fait encercle et submerge de sermons, de regards tueurs, et il pleure et il pleure en marmonnant des trucs que je ne comprends pas.
En fait, je ne comprenais verbalement rien de toutes ces scenes, mais je comprenais tellement plus de par leurs regards, leurs gestes, les intonations de leur voix.
Les femmes s'excitaient sur lui, a parler, crier, et les hommes les mettaient a part en criant aussi, du genre:" femme, tais-toi et laisse faire les hommes!"
Ca dure bien 1 h. 2 - 3 enfants sont extirpes du village par les hommes, pour les emmener dans le bus, pour aller a la police. Et la, c encore pire (mieux!) Tout le village fonce sur nous, de colere, en criant (selon moi) qu'on avait pas le droit de les enlever. J'ai meme eu l'impression kils disaient qu'on pensait que ct eux car ils sont sales et pauvres, et que ce sont forcement des voleurs. Bref, apres avoir echappe de peu a une bagarre generale, on s'enfuit. J'attends de voir la police et ce qu'ils vont bien pouvoir faire a un enfant pour le punir...

L'atmosphere est tendue dans le bus. On a recupere qu'une partie du colis apparemment... et moi mon sac. Je l'ai mis a mes pieds, plus sur!
On arrive au poste de police. Les enfants descendent et se font violemment accompagnes dans le poste par un policier, apres les longues explications du chauffeur et des hommes (les femmes restent maintenant dans le bus sans rien dire ;) Mais moi je descends, je ne suis pas Africaine!
Ca dure longtemps, on ne voit rien, et je ne sais pas pourquoi, mais j'imagine des choses pas tres belles. Cad que je ne sais pas comment ca se passe ici pour les voleurs! Encore plus pour des enfants!
Puis on repart, sans nouvelles (que je puisse comprendre)...

...

mercredi 14 novembre 2007

Vos commentaires c comme du chocolat!

C mon plus bon moment a passer devant l'ordinateur...

Mgo, merci d'etre la, pour tous mes coups de tristesse, de doutes, mais surtout de joie! Merci de partager avec moi tout ce que je vis, car tu sais exactement par quoi je passe. Plus jamais de voyage sans toi! Vivement d'autres destinations a deux! (what about Latin America?!) Avec encore plus d'experience (s), et de souvenirs... Vivement les douces retrouvailles!
Embrasse la Famille; Claire et Raphaelle merci pour vos messages!

Francis et Arys, je ris tellement quand je vous lis, et ca me fait chaud au coeur!

Tom, il parait que tu vas mieux et que tu te dechaines maintenant! ;)

C vraiment bon d'avoir de vos nouvelles a tous - que j'en oublie surement plein d'autres... mais qui ne sont pas des moindres dans les ondes positives que je recoit.
Ca me fais avancer et croire en ce que je fais.

Fifi, j'espere que c tout de meme pas la dech' en cash... mais ca arrive... option systeme d'alarme?
Et au fait, tu as vu les photos de mes shoes et de mes affaires, c expres pour toi, comme tu voulais voir de plus pres!

Julie, pareil, ya une photo ou tu peux me voir avec ton bracelet (en petit mais quand meme!), comme promis!
J'espere que tout se passe bien comme tu veux! Bosse pas trop! ;)

La Famille, ca a du etre bien cool l'anniv' a rallonge de Papa! J'aurais voulu etre la.. la prochaine fois! Ca m'a fait du bien de vous entendre au tel, et de vous imaginer a Dumbea et a la maison faire la fiesta! Prenez soin de vous! Les soeurs, les bbs, petits enfants et maris... bref tous, pleins de bises africaines!!!

Pa', arreteeeeeuuu avec tes mails de mise en garde! Ne t'inquiete pas, j'ai prepare mon voyage dans presque les moindres details avant de me lancer, meme concernant les dernieres news du ministere.gouv. Je les consulte regulierement. Mais tu sais, si tu les ecoutes trop, tu ne sors plus de chez toi... et je ne serais meme pas alle en ZA l'annee derniere.

Ma', c cool si tu peux venir! Ce serait pour quand.. Noel si j'ai bien compris? Tu me tiens au courant pour Pa'. C vrai que ca fait un petit moment que je ne connais plus Noel avec vous!
Et Fifi, tu viens quand? Ou un autre bb? ;))

B(r)ises aventurieres a tous...!

A nous le Boulevard de la Villette!! Kouchiii!

Et oui, en Mars 2008 sort une nouvelle version du jeu du Monopoly, avec les villes de France.
Et depuis plusieurs semaines, un vote a lieu pour savoir qui aura l'honneur de figurer dans le jeu. Et pour les DOM-TOM (que nous ne sommes dailleurs plus), ils avaient prevu la Reunion ou la Guadeloupe!!! (Deso Sousou ;) Donc Action- Reaction immediate des caldoches - votes intensifs sur le net et boycott massif de tous les rassemblements Internet! Et devinez qui est en 17e position, Boulevard de la Villette... Noumea!!! Ca fait trop bizarre de se voir comme ca, au milieu de Rouen et d'autres villes! On arretera peut-etre de nous demander si on est Francais...?!

Voila pour la news... allez checker www.monopoly.fr si vous voulez voir le classement.

Mais ou est Charlie??!

Finalement je ne suis pas allee a Kendwa, dans le nord de Zanzibar. Je ne voulais y aller que pour passer le temps d'attendre mon couteau, mais Lance m'a appelle pour me dire que ca me couterait USD100 pour qu'il me l'envoi (ils se fichent vraiment de nous, hein!!).
En plus, depuis deux jours, la saison des pluies a commencee. Ca y est, il va falloir que je fasse encore plus gaffe pendant mes trajets routiers, car bonjour les routes!! Mais ici ca va, heureusement que je ne suis plus au Mozambique! Parce que leur saison des pluies, d'apres ce que j'en voit, c hard core!
Donc j'ai passe une derniere nuit a Stone Town, puis je suis repartie pour Kigamboni, mon petit patelin pres de Dar. Je me suis gatee: j'ai dormi dans une case, au lieu de "pitcher ma tente up".

Sauf que j'ai du me sauver ce matin, car j'ai comme on dirait "pete un caaaaaableeeeeeuuu!!!!!".
Explication: cela fait en tout 4 jours que je suis a Kigamboni. Donc je connais maintenant un peu de monde, les gens savent ou je dors, bref, je suis installee, quoi! Mais apparemment un peu trop. Car depuis plusieurs jours: trop d'intrusion dans mon intimiteee!!!!! Je pars deux jours a Zanzibar, tout le monde se demande ou je suis. La cuisiniere du camp me dit qu'un gars est venu demander ou j'etais passee, au camp ils comptabilisent combien d'heures je dors (et chacun y va de son commentaire: tu dors trop ou pas assez) et combien je passe au tel, le gars du camp vient me reveiller ce matin a ma case (qui est faite en majorite de toile, donc on voit a l'interieur, et il fait chaud, donc je ne dors pas en pyjama integral, loin de la!, pour me dire qu'il m'attend, qu'il FAUT que je vienne discuter avec lui, que "ca suffit maintenant, tu as trop dormi!", je recois un mail d'un gars (je ne sais meme pas comment il a eu mon adresse!!), je me fais suivre par un autre que je rends apparemment fou, et en effet, il a vraiment l'air fou! et pour couronner le tout, quand je suis partie ce matin, j'ai du consoler le "barman" car il etait soi-disant tombe amoureux de moi et qu'il ne s'en remettrait pas (...) Bref, ca faisait trop. Donc j'ai file rapidos ce matin, sans dire aurevoir a personne du village, et comme ca, c regle! ;)

Donc la g trouve a Dar meme un hotel miteux-sympa-ou je suis seule, enfin!, pour dormir cette nuit. Demain matin tot je prends le bus pour Arusha, et la: a moi le Kilimandjarrrrooooooooo! Youhouuuu! Mais il y a aussi le Cratere de Ngorongoro, et plein d'autres trucs a voir. La, les photos ca va cartonner! (J'espere!)

Sinon, Zanzibar, genial de chez genial. J'ai adore, meme s'il m'a fallu du temps pour m'adapter et vraiment apprecier (en fait, c toujours comme ca). La ville a vraiment quelque chose de particulier, c tres beau, mais a la fois tellement abime et vieux! mais c ca qui fait son charme... Les boutiques sont tres belles, plus reflechies, plus decorees, plus indiennes, quoi!
C fou ce que l'influence indienne (qui est vraiment omnipresente en TZN) peut faire pour ce pays, pourtant encore si pauvre. Il y a des indiens partout et j'ai le sentiment qu'ils apportent vraiment l'economie, l'originalite et surtout-surtout le genie informatique... Internet!!!
Plus je vais vers l'Inde, geographiquement et culturellement parlant, plus la connexion est bonne... que du bonheur! ;)))))

Je vois que ma connaissance (meme limitee) du Kiswahili ameliore ma vie quotidienne avec les gens dans la rue ou dans les magasins. Et puis mes cheveux et ma couleur de peau aident aussi bcp! A Mtwara, j'etais "Indian-man", a Zanzibar: "Rasta" (j'ai vraiment fait sensation avec mes tresses!), et ici, on ne sait pas trop ce que je suis mais on ne me considere pas trop comme une "Mzungu", une blanche.

Ah oui, et j'ai etudie un peu mon planning a venir, car je veux passer Noel a Goa (Inde). La-bas, il y a encore une forte influence portugaise, donc ils fetent noel. En theorie, je pars et j'arrive donc demain a Arusha; je pars pour le Kenya le 26/11. Et, si je prends comme prevu un cargo, je me donne 5 jours pour faire la traversee (je ne sais pas combien ca prend en vrai), donc je voudrais partir de Mombasa (Kenya) le 5/12. Pour arriver a Mumbai (Bombai) vers le 10/12, avoir une semaine a dans les environs, et une semaine pour faire la descente jusqu'a Goa (qui se situe sur la cote Ouest, a a peu pres 600km au Sud de Bombay. Le tout arrivee Goa le 24 dec.
Mais bon, previsions, previsions...

A tcho bises!

lundi 12 novembre 2007

Le Mozambique: retour sur la question

Comme je vous l'ai promis (je deviens irreprochable avec tous ces Masais autour de moi!) une petite synthese du Mozambique.

Le Mozambique... terre de soleil et de plages blanches dont tout le monde m'avait parle.
Et bien je dois dire que j'ai ete un peu decue... decue de ce que j'en attendais... mais enchantee de ce que j'en ai decouvert!
Explication: pour ce qu'on m'en a dit, et bien, c la meme au Pays: soleil, mer bleue turquoise (chez nous elle est meme plus transaparente! hehe ;), meme flore (pas faune, bien sur, nous n'avons pas de lions ou elephants!) avec des frangipaniers, hibiscus, flamboyants, cocotiers et autres fruits. Donc le cote touristique-carte postale, non merci, sans plus. Mais je suis sure que c une destination revee quand on habite dans un pays froid... et en plus c bien moins cher qu'au Pays! Donc je comprends.
Par contre, enchantee par la face"cachee" du pays. En effet, voyageant seule et sac a dos, j'ai vu des choses qu'aucun touriste n'aurait vu, et puis j'etais constamment avec les locaux, dans la rue, dans le bush, bref, ce cote la est bien plus beau. Je me rends compte qu'etant touriste, on ne voit que le cote superficiel d'un pays, qui n'est dailleurs pas le meilleur, d'apres moi. En touriste, on est protege, organise, dans une bulle preconcue, dessinee pour et par le touriste. Ce voyage me fait non seulement voyager a travers un pays, mais aussi a travers ces cultures, ces langues et dialectes, ces familles et coutumes, ces transports et modes de vie quotidiens. Je vis au quotidien presque ce que vivent les locaux.
Et ils se comportent tellement differemment avec une personne voyageant seule que tout un groupe ou une famille.

On discutait avec Pierre-Xavier (car nous avons a peu pres la meme experience, et ca, c genial, je ne pouvais pas rever mieux comme compagnon et coach de voyage!) de la difference entre voyager seule et seul - etre une fille ou un garcon en baroude.
Car je deprimais un peu d'etre une fille et je me disais: "qu'il doit etre bon d'etre un garcon!".
Car etre une fille c la peur de tout ce qui concerne la securite: choisir un hotel ou un campement pas trop glauque, et si c glauque, prier pour que tout se passe bien, choisir les bon contacts, c pouvoir se fier a encore moins de personnes ou etre encore plus dependant si quelqu'un nous aide, c aussi devoir sentir si une personne est sincere ou si elle attend en retour (!!) bref, c faire le double d'effort sur beaucoup de points.
Mais il y a aussi certains avantages. Comme par exemple la gentillesse, l'inquietude et l'attention de plus de personnes, l'aide longue duree de plus de personnes, la tolerance d'autres, l'aide et les conseils innatendus... Il y a des plus et des moins. Mais ca ne m'empeche tout de meme pas de penser que c souvent tres dur d'etre une fille dans un voyage comme celui la.

Bon, je m'eloigne du sujet. Mais il y a tellement de questionnements et de reflexions sur ma route!

Le Mozambique connait seulement le debut de son ere touristique. Donc j'ai de la chance. Car il est prevu que dans 5 ou 10 ans, ce soit une innondation de touristes! Ils refont dailleurs les routes pour ca. (Ils ont interet, sinon personne ne reviendra! Pas moi en tout cas! ;) Le Nord et le Sud du pays sont totallement differents. Le Sud est plus touristique, et "pro-blanc", le Nord est "anti blanc", et peu de touristes vont la-bas pour le moment. C plus le bush, pas trop de routes, villages vierges. D'ou mon inquietude durant mes derniers jours la-bas.

Les gens de maniere generale sont froids et distants. On est pas assaillis dans la rue comme dans d'autres pays. On a parfois l'impression d'etre transparent! Et c difficile de lier contact quand on ne parle pas portugais car cette langue est leur fierte, et ils ne font pas plus d'efforts pour parler anglais (qu'ils ne connaissent pas en fait) Mais tout ca change tres vite, les touristes arrivent! Bon, et puis finalement, c dur a la fin de partir, car on s'habitue, on est integre (en tout cas je l'etais au bout d'un moment, car je parlais un peu portugais, je connaissais leur maniere d'etre et je calquais la-dessus), Quand ils voient qu'on fait des efforts, ca va mieux. Et puis l'humour passe bien. Quand ils se moquaient de moi, je me moquais d'eux et ils appreciaient, car il leur fallait du repondant apparemment! ;) Aussi, Ils n'apprecient pas les photos, deviennent parfois agressifs a cause de ca.

Pour conclure, pays froid au debut, pas evident a apprivoiser mais attachant a la longue.

Pour des vacances de toutou, je le conseille dans quelques annees... mais en baroude: maintenant, avant le tsunami touristique.

dimanche 11 novembre 2007

JOYEUX ANNIVERSAIRE PAPA!!!!

Bon, j'espere que je ne suis pas trop en retard... g pas de telephone depuis un moment, et je n'avais plus Internet non plus pour etre la premiere a te le souhaiter...!

Mais en tout cas le coeur y est, meme a quelques kilometres (a peine ;) du Pays...
Vous me raconterez ce que vous avez fait pour feter ca! Vous etes a La Tchamba?

Je t'embrasse fort et encore un Joyeux Anniversaire!

Kelly

P.S. Mam', je vais me renseigner pour la traduction en Kiswahili! ;)

Zanzibar... comme sur les photos des magazines

Je suis a Stonetown (Zanzibar) depuis hier. Trois heures de ferry me separent de Dar. (Je vais commencer a faire le guide touristique! ;)

Autre coup dur, car je ne savais pas ou dormir, et ct deja presque le soir. Finallement, je trouve un hotel bouiboui vers le port: charmant! (c ironique). Je ne savais absolument pas ou je me situais par rapport aux centres d'interet, au centre, etc... En plus c'etait dimanche donc mort! Apres une courte deprime, je me decide tout de meme a bouger et a aller explorer, me perdre dans les rues (pas trop quand meme! ;)... on verra bien. Et je decouvre... une tres jolie ville, charmante, architecture particuliere, on se croierait au Maroc dans tous ses aspects (atmosphere, population, les rues, etc...) Il fait tres beau, coucher de soleil magnifique... j'atteinds les plages (fameuses de Zanzibar), je me pose, enfin! Mais je ne dois pas tarder car je suis loin de mon "hotel" et je ne veux rien risquer.

Ici, c 90% de musulmans et 10% de chretiens ou autres. Mais tout se passe tellement bien! Ca se sent. C pareil en TZN de maniere generale... mi-musulmans, mi-chretiens... alors une interrogation me vient a l'esprit: je pensais que la religion divisait les nations dans le monde entier... mais en fait ce n'est peut-etre pas le cas... comment les gens ici peuvent vivre si bien leur differences, alors que dans le reste du monde, non. Est-ce que c une question d'histoire, de politique, de mentalite ou de geographie? A mediter...

Il y a aussi bcp de Masais ici... parce qu'ils "se battent avec les lions et n'ont peur de rien, ils sont braves et courageux" selon les gens d'ici. Donc ils gardent les hotels, les maisons...

Il y en a un qui m'acoste hier... il me demande si g des enfants - non, et lui n'ont plus. Il me fait comprendre que tous les 2 on pourrait... !!!! Reaction immediate de ma part... car ici (Af. de l'Est), il faut faire gaffe, rien n'est ecrit, c de la culture verbale. Cad que je peux me retrouver marriee en moins de deux! Il me repete qu'ils veut faire des enfants avec moi... Je decline poliment l'offre et m'en vais.

Il faut etre vigilant, car il ne faut jamais leur faire perdre la face, il faut etre poli et calme. C marrant, mais les Masais ne parlent pas anglais (en tout cas ceux que g rencontre), alors on parle un peu Kiswahili (le peu que je connais), mais sinon, ils emettent des sons comme ceux que font les sourds muets qui apprennent a parler.

Ouh la, quel roman je viens d'ecrire!

Bon, en tout cas, c depart aujourd'hui pour Kendwa, au nord de Zanzibar. Une nuit la-bas, ensuite retour a Stone Town, et retour ferry a Dar.

Je ne sais pas si je vous l'ai dit, mais si je reste aussi longtemps dans les parages, c parce que g oublie mon couteau suisse chez Lance! Donc j'attends qu'il me le renvoit... si le paquet arrive bien, on est en Afrique! Parce que sinon, je serai surement deja a des kilometres! C genial tout ca, mais g tellement hate d'avancer!

Voili les news! Je me reconcilie avec Internet!

Et vous avez des photos maintenant! Plus a venir...

A tres bientot!

vendredi 9 novembre 2007

Quelques jours a Kigamboni...

Je suis donc a Kigamboni (c'est une presqu'ile en face de Dar, avec de la plage.) pour quelques jours, le temps de me reposer, car je suis un peu malade et fatiguee. Le moral est bof, j'imagine que c parce que je reste a un endroit sans faire grand chose. Ca me frustre un peu, j'ai envie d'avancer, de bouger, mais je sais qu'etant un peu faible, c pas une bonne idee.

Pour la suite en tout cas, je compte aller a Zanzibar pour deux jours, ensuite retourner a Dar Es Salaam, puis aller a Arusha, au pied du Kilimandjaro et du Cratere de Ngorongoro. C magnifique a ces endroits! Je vais peut etre travailler la-bas 1 mois dans une ferme de cafe, mais rien n'est sur. Ensuite, c depart pour le Kenya.

Je trouve que la Tanzanie est bien plus belle en dehors des villes.
Tout le monde est tres gentil ici, mais finalement peut-etre un peu trop... et oui, c bizarre a dire! Hier la fille qui me tresse les cheveux m'offre des kangas (pareos tanzaniens), mais je lui ai tout de meme donne des sous! et puis aujourd'hui, un gars du cyber m'offre du chocolat (royal je dois dire, ca fait depuis le debut du voyage que je n'en ai pas mange!), un bracelet, un collier et une fausse rose ;)
Les gens sont tres attentionnes et prevenants, mais c fatiguant car ils ne comprennent pas qu'on veuille rester seul et tranquille par moments. Et c surtout de ca dont g besoin en ce moment. Mgo tu me manques particulierement... c aussi surement pour ca que g le moral qui fond...?

Sinon, pour la news du jour, devant le campement, ce matin, la maree etait basse et il y a des rochers qui emergent de l'eau dans ces cas-la. Et c toujours ce moment que choisissent les Masais pour mettre en oeuvre cette fameuse tradition: ils sont venus et ont tue une chevre sur le rocher, pour boire son sang, et ils ont effectue des rites vaudous... on ne pouvait pas tout voir, mais a imaginer c quelque chose. Et pas question de prendre des photos!

Les Masais servent de garde ici. Ils sont reputes pour etre tres droits et honnetes, donc pas de vols, ni de leur part, ni de la part d'autres personnes, car etant des guerriers, ils n'hesitent pas a tuer, et tout le monde le sait. Ils sont impressionnants, je n'en avais vu qu'en photos.

J'essaie comme je peux de mettre des photos...

Kwaheri (Aurevoir)

jeudi 8 novembre 2007

News diverses...

Des infos oubliees sur mon chemin:

J'ai passe le Tropique du Capricorne en faisant Vilanculos - Beira... c quand meme quelque chose! ;) Pas pu prendre le panneau en photo... on roulait trop vite!

Pour les retardataires comme moi: 6 nouveaux messages vous attendent (quelques uns sur la page actuelle et les autres deja en archives)... et n'oubliez pas de checker les videos (3) tout en bas de la page Blog... elles sont geniales!

Francis, je ne doute pas de tes talents, et j'attends avec impatience tes nouvelles vannes!
Julie... il me tardais de te lire!!! Tu as vu les videos? Tu me manque!
Olivia et Fred, il me tardais aussi de vous lire! Je n'ai pas pu appeller tout le monde pour prevenir de mon depart... et votre message me fais vraiment tres plaisir!
Fifi, tes mails et tes mesages sont toujours un grand plaisir... tu as pris ca de Tonton Eric, ces mots qui me touchent tellement et qui m'emeuvent!
Papa et Maman encore merci de votre ecoute, et c'est cool si vous venez me voir!
Mon Amour, Je t'aime et j'ai aussi confiance en toi, merci pour tes talents de chef blog et de partenaire! ;))
Et surtout un grand Merci a tous pour vos messages, ils me font beaucoup de bien!

A + pour une synthese sur la culture mozambicaine!

Dar Es Salaam: je me relaxe...

Hier donc, je pars de l'hotel (trop cher) puis vais me faire tresser les cheveux car je ne peux plus m'en occuper, il fait trop chaud et je ne peux pas toujours me doucher, car on manque souvent d'eau.
Je rencontre des femmes et filles vraiment prevenantes, comme tout le monde en Tanzanie. Je vais dans leur quartier et me fais tresser les cheveux. Assise par terre, dans la poussiere, avec un Kanga (pareo tanzanien), et 10 femmes autour de moi avec leur bebes.

Je prends ensuite le ferry pour aller a Kigamboni, camper chez le contact de Lance, au bord de la plage. Je mange, je prends contact avec les gens d'ici, j'apprens le Kiswahili (ca va vite) et... je trouve Internet! Grace a ca je suis la a vous ecrire... quel bonheur!

En gros, depuis deux jours, je reprends les bases de l'adaptation, parler aux gens, savoir comment se comporter avec eux, apprendre leur langues et leurs codes... Et c plus dur que ce que j'imaginais, meme au sein de l'Afrique meme... et ca va etre comme ca a chaque changement de pays... Donc je n'imagine pas entre continent!

Et puis je me repose, je vous ecris, je mange (j'essaie) et j'attends le palu dans deux semaines... peut-etre... ;)

1ere crise nerf

Depart a 5h30 le lendemain matin pour Dar, levee a 3h45.

Nathan vient me chercher et m'accompagne a la station. Je suis contente, le bus a l'air plus evolue, plus confort. (c ca oui...) Il s'assure que je suis bien puis nous nous disons aurevoir et je le remercie infiniement pour tout ce qu'il a fait (car il est evident que je ne serais pas la aujourd'hui s'il n'avait pas ete la, envoye et paye par Lance.)



Je sens que je commence a etre malade, le ventre me travaille, mais je vais dormir dans le bus et ne rien manger, ca ira mieux.

En fait, voyage atroce, car route = piste de sable et de terre, completement detruite, conduite a 100 a l'heure, donc bonds de 1 metre dans le bus toutes les 5 mins, donc impossible de dormir. Les chretiens font leur signe de croix et les musulmans embrassent leur cheich. Je m'inquete et tout le monde me regarde pour voir comment je reagis. On creve, puis c repare.



Arrivee a dar Es Salaam apres 12h de voyage, je veux aller chez un contact de Lance mais ne sais pas comment. Et, pour la premiere fois, je suis d'une humeur massacrante et je suis a bout de nerfs: le voyage a ete tres dur, je ne sais pas ou dormir, je suis malade, j'ai faim mais ne peux rien manger et je suis rattrapee par une culture totallement differente du MOZ.
Je dois reapprendre une langue, le Kiswahili, me readapter a une culture, personne ne comprend l'anglais, et tout le monde repond "oui" a toutes les questions. A mon arrivee, on veut m'aider, mais moi je veux etre seuuuuuuule!!!!!! Qu'on me lache!!! Et meme si je sais que tout cela est bien intentionne, j'envoie tout le monde ballader et fonce dans le premier hotel que je trouve, a defaut d'aller chez le contact de Lance.

Je mange un peu et surtout prend une bonne douche, puis vais dormir... demain tout ira mieux tu verras...

Premiers pas en Tanzanie...

C aujourd'hui que je dois traverser la Ruvuma, escortee du tanzanien Nathan.

Apres une route encore tres mauvaise (la on atteint des sommets!), nous arrivons au poste de frontiere cote MOZ. L'atmosphere est tendue, on nous fouille, mais on passe.
Puis on arrive a la riviere. Pas du tout ce que j'imaginais. Il n'y a personne, pas de fourmillement intensif, juste 5 gars pas clairs qui attendent. On discute le prix pour passer. Je ne fais rien, je me tais, comme on me l'a demande. Tout se fait dans le silence, c tres bizarre, j'ai l'impression de passer illegalement.
Je ne dois rien montrer de ce que j'ai, mon sac est couvert et je ne sors pas mes sous: c Lance qui paie (depuis le debut dailleurs). Nous devons leur faire croire que c Nathan qui a les sous et que je n'ai rien sur moi. Je dis aurevoir a Lance et Pedro qui me regardent d'un air inquiet. Je suis a l'apotheose de mon stress, j'en tremble meme. L'atmosphere est vraiment pesante et presque malsaine.

Une barque nous attend, nous sommes les seuls a monter (?). Les "marins" qui sont avec nous ne m'inspirent vraiment pas confiance, ils me regardent et scrutent ce que je porte (vetements). Ils veulent me parler mais je reste muette et fais mine de ne rien comprendre. Je suis tres froide et m'accroche a mon sac!
La traversee dure 15 min, mais elle me parait une eternite... Pas de crocos ni d'hippos a l'horizon... c tres bien.

On arrive, Nathan parait tres calme, il paie encore, puis nous nous empressons de partir d'ici. En tout cas, ca y est, j'ai pose le pied en Tanzanie!!
Ensuite, il nous reste qq kilometres a parcourir jusqu'au poste de frontiere tanzanien. Et c'est... en velo que nous allons les faire! et avec les memes brigands de la barque!
Je monte a l'arriere du velo, sur une plateforme de 10 x 20 cm, avec mon sac de 15kg sur le dos qui me tire en arriere. La route est tres mauvaise et je n'en peux plus. A chaque nid de poule dans le sol - le sable, mon sac me pese encore plus et je ne sens plus mes muscles... de plus je n'ai pas grand endroit ou me tenir. Finallement on arrive, je paie mon visa, et c reparti pour encore 3/4 d'heure de route defoncee dans une voiture sans freins, bondee de gens, pour aller a Mtwara. Sur la route, on a une panne -normal.
Tout le monde m'appelle "Indian-man" (car apparemment je ressemble a une indienne et il y en a bcp en TZN).
Nous arrivons, je trouve ou camper et manger. Puis je dis salut Nathan qui va retrouver une de ces femmes (!).
Le lendemain: depart pour Dar Es Salaam en bus (12h de route)

Journee africaine

Le lendemain de notre arrivee a Mocimboa Da Praia, je ne peux pas traverser la frontiere, car on est dimanche, et c pas un bon jour. On ira demain.

Par contre, on va aller bosser un peu: Lance travaille pour une compagnie canadienne d'huile, de gaz et de petrole. Il est sur le terrain a rechercher des gisements, en Tanzanie et au MOZ. Il est aussi chercheur de pierres precieuses. On va donc avec les deux africains et le Land dans la brousse profonde, la ou aucune voiture n'est jamais passee pour marquer au GPS la route, pour que les equipes puissent venir puiser dans ces endroits.
C genial, la faune, la flore, les paysages et les villages! Mais je suis rebutee par l'aspect ethique de cette mission et du travail de Lance. Ils vont dans des villages qui s'auto-gerent, qui sont loin de tout, qui mangent ce que la nature leur donne, et ils viennent detruire des forets et des parcelles de villages pour aller puiser leur ressources. Alors, forcement, en meme tps, ils leur donnent du travail donc des sous, mais bon... toujours ces blancs colonisateurs! ;)
Quand on arrive dans les villages, je provoque la frayeur ou la curiosite de tous: ils connaissent les hommes blancs, mais n'ont jamais vu de fille blanche.

Ca nous prend toute la journee, et nous sommes creves en rentrant. Mais demain sera encore plus eprouvant. Et je sens le stress me gagner, car je ne sais absolument pas comment va se passer la traversee.

Lecon de la journee: Savoir prendre une bonne decision

Me revoila... Toute contente d'avoir enfin Internet... et ca marche!

Donc j'en etais a Pemba, dans un endroit sympa: Russel's Place. Je campe, pour changer! Et fais plein de rencontres decisives...

Tout d'abord, je discute avec une allemande qui me deconseille formellement de traverser la frontiere seule ou meme accompagnee. Elle me raconte pourquoi (des choses pas cool du tout), puis me raconte d'autres choses tres negatives sur les environs... Je suis terriffiee a l'idee de rester une nuit ici! Car comme on peut l'imaginer, le vol, c pas grave, et encore que, mais le viol, ca c un non negatif! Et c apparemment la specialite qu'ils servent ici (partout en Afrique de l'Est dailleurs...) ;(

Puis je rencontre d'autres personnes qui me disent plus ou moins les memes choses... Et enfin, on me guide vers un australien bourru et saoul, Lance. Il va a Mocimboa Da Praia le lendemain et je pourrais donc me rapprocher de la frontiere. Il est distant et hesitant, mais on discute, et il me dit qu'il peut me conduire jusqu'a Mocimboa Da Praia, m'offrir le logement, et meme me faire escorter pour passer la frontiere, jusqu'a Mtwara, la premiere "ville" de Tanzanie! Je trouve tout ca tres bien, mais suis tres peu confiante en tout ca... ca fait bcp trop d'infos divergentes dans la meme journee. Et il passe son tps a faire des blagues de mauvais gout... J'appelle donc mon Coach d'Amour qui me conseille. Bref, apres une bonne nuit de sommeil, je decide le lendemain matin d'y aller. De toute facon, s'il arrive quoi que ce soit, je peux faire demi tour (Ca c ce que je pensais, mais qd g vu les routes et la brousse desertique que c'est...)

Le depart de chez Russel est difficile car tout le monde est tres sympa ici. Mais j'etais prevenue et decidee donc... j'embarque dans le Land pour une aventure qui ne m'inspire pour l'instant que du doute.

La route est mouvementee, que de la piste et de la brousse. 4 hrs de route nous attend. Lance conduit et Pedro, son employe est dans la baine (no comment...) On discute bcp avec Lance et moi je suis ultra contente du voyage car c de l'Afrique roots a l'etat pur! Les paysages sont magnifiques. Et je prends confiance en Lance. On arrive dans un endroit paume dans la brousse. Un Tanzanien nous attend, c le cuisinier et "boy" de Lance. Le diner est pret et ma chambre aussi, mais il n'y a pas d'eau. Pas grave, je veux dormir, car le lendemain est une longue journee eprouvante.

La suite dans quelques instants!

mercredi 7 novembre 2007

Jambo!

Habari gani! (Comment ca va/Bonjour!)

Me voila en Tanzanie... pffiu! Que de choses a raconter, que de tourments, mais surtout de bonheur! (Il est souvent cache, mais j'apprends petit a petit a le denicher... ;)
Je reste un moment sur place avec Internet, donc je vous fais ca en plusieurs etapes. (J'ai du mal a synthetiser!)

On en etait reste a Beira... Depuis, j'ai pris l'avion pour Pemba.

A ce moment-la du voyage, ma seule priorite et mon souci (a part manger et dormir) est la traversee de la frontiere MOZ/TZN. C une riviere (Ruvuma de son nom) qu'il faut traverser sur une plate, qu'ils remplissent comme les chapa, cad a fond, presque a couler. En sachant qu'il y a des hippo (1er animal meurtrier en Afrique) et des crocos. De plus, de sont des brigands et des voleurs qui font la traversee, donc seule: presque aucune chance. Je ne sais meme pas comment me rendre au poste de frontiere avant la riviere, et puis la suite se fait avec une route mauvaise et des velos et Dala Dala (chapa de TZN). Mais bon...

Donc a l'aeroport de Beira, longue attente: 5 hrs... car avion en reparation (ca ya pas de souci, qu'ils le reparent, je veux arriver en un seul morceau!!) Decidement! Mais c ca l'Afrique! Hein Mgo! Mais pendant ce temps, je rencontre un gars qui parle francais, un mozambiquais-portugais blanc. On discute, et au fil de la discussion il me donne plein d'infos sur le pays. Il me dit dailleurs que la traversee de la frontiere est craignos seule car dans le nord du MOZ et sud de la TZN, il y a encore des bandes armees. Il se trouve qu'il est chef de la securite du pays, ayant travaille aux services secrets au Portugal, et c dailleurs a la suite de menaces de mort qu'il est venu se refugier au MOZ, il y a maintenant 20 ans (!!). Il me prend sous son aile, et la, en deux secondes, je deviens VIP. Il fait limite arriver l'avion plus vite! Je ne passe meme pas la securite, tout le monde me traite comme une princesse, bref, changement de decor total. Il me donne ses coordonnees et celles de personnes a l'ambassade pour traverser Mombasa-Inde en cargo. Genial, mais a voir.

Ensuite, j'arrive a Pemba, encore des rencontres dans l'avion, des locaux qui me donnent encore des infos tres importantes pour le reste du voyage. Ce sont des freres et soeurs, et ils vont voir leur pere decede de la Malaria. (1ere cause de mortalite au MOZ... ici les moustiques sont coriaces et la Malaria est violente... j'attends 3 semaines pour voir comment mon corps reagi aux piqures...)
Puis j'atteri dans un campememt, par chance car c deja le soir, et rencontre tout plein de monde du monde entier et surtout des Australiens! Ca accroche tout de suite car on est voisins. :)

Et c la que tout se passe pour moi et la fameuse traversee de la frontiere... suite au prochain episode!

En tout cas, ce voyage m'a tout l'air de ces livres ou jeux de logiques: chaque jour un nouvel obstacle et comme par hasard un nouveau contact, une nouvelle rencontre qui donne la bonne reponse, le bon chemin...

A demain!

jeudi 1 novembre 2007

Et c reparti!

Apres 3 jours d'arret a Beira, je repars demain matin pour Pemba, en avion. De Pemba je continuerai par la route, toujours avec les fameux chapas, jusqu'a Mocimboa de Praia, et ensuite passage de la frontiere. Arrivee en Tanzanie, je dormirai surement a Mtwara, pour prendre un bateau jusqu'a Dar Es Salaam (car routes impraticables la aussi.)
Tout ca ne sont que des previsions, sous reserve de changements... c aussi le but du voyage: l'aventure!



Concernant le vendeur de diamants, oui Maman, j'ai fait le coup de la chaise comme Papa me l'a conseille. Sauf que la chaise etait trop petite pour coincer la poignee... et je ne m'en suis rendu cpte que le matin!

Pour la pte histoire, le vendeur de diamants etant un peu trop pressant, je craignais qu'il vienne dns ma chambre pdt la nuit (!!!), car l'hotel est un peu glauque, et il est tellement facile de payer qq'un pour un service... Donc sur les conseils de Papa, j'ai mis une chaise contre la porte pour coincer la poignee. Et j'ai aussi fait d'autres ruses de sioux pour etre sure de ma nuit. Finallement elle s'est bien passee, mais le matin, le gars a tambourine a ma porte... je n'ai pas repondu; et j'ai retrouve quelques heures plus tard toutes ses coordonees sur un papier, sous ma porte et il etait enfin parti.



En tout cas, tout s'est tres bien passe pendant ce court sejour a Beira. En esperant qu'il en soit de meme pour le reste du voyage!



J'ai bcp de difficultes a mettre mes photos en ligne, Internet est tres tres tres lent ici, Noumea c rien a cote! Mais le chef blog en est informe et devrait bientot resoudre le pouobleme. ;)

Je vous dis a bientot j'espere pour de nouvelles aventures a conter...


Merci pour vos commentaires, ils me font un bien fou! (Francis, je sens que tu fatigue un peu cote inspiration, je te lis moins souvent qu'au debut... je t'avais dit d'en garder! ;))


A bises,



Kelly

mercredi 31 octobre 2007

Maintenant qu'il y a Internet...

... j'en profite!

Donc hotel depuis hier soir, (quand je dis hotel, n'imaginez pas un grand palace...), douche (!!! jamais vu autant de crasse apres mon passage - ca faisait 3 jrs que pas de douche, et en Afrique ca fait bcp! lol) et un lit.

Beira, ville la plus sympa du MOZ, selon moi. Que des indiens-talibans (c pas pour ca que c sympa.. c pour l'ambiance lol), musulmans a fond, la Mosquee chante a 17h et 19h. Et forcement, avec ma tete de bronzee, ils me regardent comme si gt une fille immorale ou ammorale (deso, pas de dico!) parce que pas voilee.
Sinon, me suis fais harcelee a l'hotel, par un vendeur de diamants Malien, mais maintenant ca va mieux, il est parti. (ouf!) Premiere fois que je rencontre un probleme avec qq'un, mais rien de grave.

Pour le reste de la route, je vais le faire en avion jusqu'a Nampula ou la frontiere (kon doit passer en pirogue!)car les routes sont impraticables. Comme je l'ai deja dit (je crois), le MOZ c que du sable, partout. Ils construisent ou renovent peu a peu les routes.

Voila un peu les news, je reste a Beira jusqu'a demain, et apres, ce sera peut etre encore zero signal du Net jusqu'a je ne sais quand!

Fifi et Franck, passez de bonnes vacances a Sydney, profitez - en bien!
Mgo, tu me manque, et en plus, je m'eloigne de toi de plus en plus... Vivement les douces retrouvailles! (On ne sait ou...)

Besos y adeus,

Kelly

mardi 30 octobre 2007

Maputo - Beira

Bom Dia a todos!

Miracle: je suis dans une ville: Beira. Levee a 3h du mat' a Vilanculos, apres 11 heures dans un "Chapa" (camionette africaine deglinguee en fin de vie), avec les poules, les cafards, les bebes galeux et serres comme des sardines (franchement, seuls PX et une sardine peuvent comprendre ce que c d'etre serre a ce point!), et bien je suis a bon port, a a peu pres 800 km de Maputo. C une ville (ca change!), avec miracle: Internet!, et la je vais devoir chercher un hotel car pas de camping en vile - normal.

Sinon, mes lecons de Portugais avancent... je sais m'exprimer pour me debrouiller maintenant.
Ma bronchite va mieux. Pour la nourriture, je carbure au pain - beurre de cacahuete et banane (encore une fois, tu vois de koi je parle Mgo! ;) et un peu d'eau (pas assez).

Il y en a tellement peu (de l'eau) au MOZ qu'il y a des notices dans les toilettes pour expliquer quand tirer la chasse et quand ne pas le faire (!!!), c economies a fond, et on ne peut pas jeter le papier dans les toilettes, il y a des poubelles pour ca.
Sur ma route, toutes les rivieres sont assechees. Il y a des termitieres de 2 metres de haut et plein d'accidents sur le bas cote, sympa, quoi!

A part ca, ca va, le moral est stable - cool.

Pap' et Mam', merci pour votre soutien et ecoute au tel, ca me fait du bien!
Et tes conseils Mgo m'aident bcp, merci pour ton soutien experimente ;)
Tom, Sousou, Sarah et Lalie, trop cool d'avoir de vos (positive) news!

A bientot! (A voir... si Mozambique telecom me le permet)

Kelly