L’air polluant asphyxiant de Mumbai nous a vite pousse a prendre le large sur Goa. Selon un indien rencontre par hasard a Paris dans la rue, cette région d’Inde était apparemment le meilleur endroit pour passer les fêtes: influences du passe – évangélisation portugaise.
Goa est connue pour ses plages, cocotiers, ambiance vacance. Je trouve que ça ressemble à Zanzibar. C’est en fait tout bonnement Ibiza version indienne, en plus pauvre (même si Goa est la région la plus « riche » d’Inde) et plus charmant.
En arrivant – par avion - nous avons pu apprécier les cargaisons immenses de touristes étrangers déversées par les avions internationaux. Pour Noel, c’était déjà plein, mais alors la, pour le Jour de l’An, ça va tripler de population!
Nous avons passé Noel à Calangute (village de Goa), et restons la pour le Jour de l’An. Bon choix - ça fait du bien, c beau et reposant!
Malgré que Goa soit touristique et partiellement chrétienne, elle reste tout de même aussi conservatrice et musulmane. Et même si l’Inde a l’habitude des différences: 4 religions sont dominantes, avec un grand nombre d’autres religions et philosophies, et que la tolérance et le pacifisme sont évidents, les « abus » extérieurs sont mal toleres.
Je suis souvent négativement étonnée par l’accoutrement de certains (certaines!) touristes (et encore... si au moins ils s'habillaient!) sachant qu’il faut quand même s’adapter et se montrer respectueux et couvert dans le pays entier! – même a la plage…
Cela m’étonne donc qu’a moitie quand, il y a quelques jours, nous entendons aux informations televisees un homme parlant au nom d’un parti (musulman ?) demandant aux touristes de quitter Goa a partir du 28 Décembre. Date non innocente, car le but était de faire quitter tout le monde pour le Jour de l’An – période fast de l’année… trop pour eux. Nous n’avons pas très bien compris de quoi il sagissait, mais a la demande assez agressive et ferme, ça avait l’air sérieux. Des manifestations politiques massives doivent avoir lieu pour « éradiquer » les étrangers et leurs manies festives. Nous avons réfléchit a la question de partir justement, car tout cela nous faisait étrangement penser aux attentats de Bali. Et considérant comme une chance d’être prévenus, nous avons appelle l’ambassade. Ils étaient au courant, et nous ont affirme que tout cela n’était l’oeuvre que d’une seule personne mécontente et que s’il y avait le moindre doute, ils nous préviendraient.
Sujet clos – nous pouvons passer le Jour de l’An sans nous demander s’il y a une bombe quelque part… enfin, espérons! Si vous n’avez pas de news dans quelques jours, on se reverra peut-être aux infos… ;))
dimanche 30 décembre 2007
De Mumbai…
Les news se sont fait rares ces derniers temps avec Noel et les déplacements, mais ça y est, ça revient… et comme vous devez en avoir l’habitude maintenant, ça va être un flot continuel de messages sur une courte période de temps – un peu de lecture avant la sieste! ;)
L’arrivée en Inde.
Comme vous avez peut-être pu le constater, j’ai decide de me passer des services de males marins en rut en période de Noel… Vous vous rappellez, je devais prendre un cargo de Mombasa a Mumbai. Mais finalement, c’était soit la traversée de la Mer d’Arabie en cargo soit l’ascension du Kilimanjaro – mon choix était fait, je n'avais pas le temps de faire les deux. D’une part, je voulais absolument tenter le Kili, d’autre part, et sur les conseils de dizaines de personnes et forums, faire cette traversée en cargo n’était vraiment, mais alors vraiment pas prudent. De plus, ça voulait dire passer Noel sur l’eau, avec des inconnus, dans la cale ;) et c’était trop long. Au lieu raser les murs pendant des semaines, j’ai utilise ce temps pour presque me tuer en montagne !!! ;) On peut bien choisir une manière plus jolie de souffrir… le paysage me plaisait plus…
Solution aeronautique donc - retour a la realite apres la savane africaine.
Arrives a Mumbai (anciennement Bombay), en Inde a 2h du mat’, le choc culturel n’a pas tout de suite pointe son nez – c venu un peu plus tard a Hyderabad…
Les routes étaient déjà encombrées malgré cette heure avancée de la nuit. Nous soupsonnons dailleurs l’aéroport de faire arriver la majorité des vols la nuit, pour éviter les encombrements routiers.
Nos quelques jours à Mumbai ont été en grande partie du repos. Très peu de visite. En effet, la ville était bondée, grouillante, chaude-collante et polluée, ce qui ne nous encourageait pas a profiter des longues promenades poussiéreuses et odorantes dans les jardins d’immeubles brumeux… Nous avons vu le principal, cad la magnifique gare ferroviaire (anciennement appellee gare Victoria – influence anglaise), le Gateway of India (porte d’entrée de l’Inde aux Portugais) et l’ambiance générale.
Outre les rues et monuments, nous sommes allé visiter les Grottes d’Elephanta. Comme ne l’indique pas leur noms, ces grottes n’ont rien a voir avec des éléphants vivants là-bas ou des grottes a proprement parle. C’est une île à quelques kilomètres des cotes de Mumbai qui a été découverte par hasard au 6eme siècle (si mes souvenirs sont bons), avec une statue d’éléphant et des temples. Ces derniers sont taillées dans la roche et renferment plusieurs statues et gravures de divinités indiennes. Il est impressionnant de voir comment tout ça tient dans la roche.
L’île est largement habitée par des singes – babouins (un petit goût d’Afrique, pour tempérer le manque ;)
L’arrivée en Inde.
Comme vous avez peut-être pu le constater, j’ai decide de me passer des services de males marins en rut en période de Noel… Vous vous rappellez, je devais prendre un cargo de Mombasa a Mumbai. Mais finalement, c’était soit la traversée de la Mer d’Arabie en cargo soit l’ascension du Kilimanjaro – mon choix était fait, je n'avais pas le temps de faire les deux. D’une part, je voulais absolument tenter le Kili, d’autre part, et sur les conseils de dizaines de personnes et forums, faire cette traversée en cargo n’était vraiment, mais alors vraiment pas prudent. De plus, ça voulait dire passer Noel sur l’eau, avec des inconnus, dans la cale ;) et c’était trop long. Au lieu raser les murs pendant des semaines, j’ai utilise ce temps pour presque me tuer en montagne !!! ;) On peut bien choisir une manière plus jolie de souffrir… le paysage me plaisait plus…
Solution aeronautique donc - retour a la realite apres la savane africaine.
Arrives a Mumbai (anciennement Bombay), en Inde a 2h du mat’, le choc culturel n’a pas tout de suite pointe son nez – c venu un peu plus tard a Hyderabad…
Les routes étaient déjà encombrées malgré cette heure avancée de la nuit. Nous soupsonnons dailleurs l’aéroport de faire arriver la majorité des vols la nuit, pour éviter les encombrements routiers.
Nos quelques jours à Mumbai ont été en grande partie du repos. Très peu de visite. En effet, la ville était bondée, grouillante, chaude-collante et polluée, ce qui ne nous encourageait pas a profiter des longues promenades poussiéreuses et odorantes dans les jardins d’immeubles brumeux… Nous avons vu le principal, cad la magnifique gare ferroviaire (anciennement appellee gare Victoria – influence anglaise), le Gateway of India (porte d’entrée de l’Inde aux Portugais) et l’ambiance générale.
Outre les rues et monuments, nous sommes allé visiter les Grottes d’Elephanta. Comme ne l’indique pas leur noms, ces grottes n’ont rien a voir avec des éléphants vivants là-bas ou des grottes a proprement parle. C’est une île à quelques kilomètres des cotes de Mumbai qui a été découverte par hasard au 6eme siècle (si mes souvenirs sont bons), avec une statue d’éléphant et des temples. Ces derniers sont taillées dans la roche et renferment plusieurs statues et gravures de divinités indiennes. Il est impressionnant de voir comment tout ça tient dans la roche.
L’île est largement habitée par des singes – babouins (un petit goût d’Afrique, pour tempérer le manque ;)
dimanche 23 décembre 2007
Vivement 2008!
Je vous souhaite a tous - bloggeurs - un
tres Joyeux Noel!!
J'espere que vous avez ete sages! - je n'en doute pas ;)
Ainsi qu'une
zen et heureuse nouvelle annee,
que vos ideaux et vos reves prennent vie et deviennent realite quotidienne...
Pour les veinards qui vont a Copacabana en mode "effet de serre" - "rechauffement de Damville" (on ne se refuse rien dites-donc!), vous avez interet a prendre le vol direct pour la joie, la bonne humeur et la fiesta - car j'aurais aime etre de la partie, mais ma passion voyageuse des routes et des mers a ete plus forte... profitez pour moi!! Et non, je ne veux pas voir les futures photos (bouh ouh ouh ;( par contre ramenez moi du sable...! ;)
A votre retour sur le blog, apres avoir fait le plein de provisions de festins festifs pour trois mois (!!), je serai repartie sur mon chemin (le 3/01/2008), retrouvant ma solitude voyageuse et visant Hyderabad dans ma ligne de mire... La suite au prochain numero... que des surprises! ;)
A tres bientot avec des photos!
Je vous envoie des turlututus et serpentins d'Inde!! ;D
Kelly
mercredi 19 décembre 2007
Départ pour un nouveau continent… aurevoir mon Afrique…
Apres 13 jours au Mozambique, plus d’un mois en Tanzanie et 9 jours au Kenya ; à barouder, rencontrer, découvrir, ressentir : 57 jours me séparent de mon départ… qui me rapprochent de l’Inde.
Nous partons dans 4 heures sur Mumbai.
Pendant cette période en Afrique (plus longue que prévu), j’ai pu vraiment apprécier et observer les différentes cultures et visages de ces trois pays. J’ai découvert que même voisins, ils sont tellement différents. A chaque passage de frontière, il a fallu se réadapter, accorder les violons, formater l’esprit, pour être à chaque fois un peu plus ouvert, pouvoir à chaque fois donner un peu plus. Savoir mettre de côté les aventures du pays précédent sans pour autant les oublier, et tirer les leçons des expériences vécues.
L’Afrique (comme je l’appelle, malgré ma courte expérience dans seulement trois pays -six en tout) n’a pas été un grand bouleversement, mais plutôt des retrouvailles. Elle m’a plus remémoré le Pays ; par ses paysages et son atmosphère, et m’a rappelé à lui.
J’ai rencontré beaucoup de gens sympathiques, surtout des étrangers, et j’avoue ne pas être si triste à l’idée de quitter les Africains et leur manie de poser trente milliaaaards de questions sans buts et sans réponses… de ma part. J’ai tellement plus apprécié les traditions, les comportements et les amitiés hors des villes et de l’argent, hors du béton. La Tanzanie m’a offert ce que je cherchais dans l’Afrique. Et c’est de loin le pays qui m’est le plus cher parmi les trois. Ils sont tous intéressants et donnent chacun ce qu’ils peuvent, mais la Tanzanie a encore, pour moi, ce rêve qu’on entrevoit dans « Out Of Africa ».
Je quitte donc l’Afrique heureuse de mes expériences, de ce voyage, sans tristesse, mais avec l’appréhension du tout nouveau terrain de jeu qu’est l’Inde. Je n’en connais rien. Cette région ne se rapproche pas, je crois, de ce que j’ai pu déjà vivre et ressentir… je redoublerai donc d’efforts pour que tout se passe pour le mieux.
Pendant notre séjour au Kenya, nous avons passé beaucoup de temps à nous occuper des visas et des billets d’avion pour l’Inde. La ville de Nairobi et ce petit goût d’Inde à l’ambassade furent tout un programme: entre autre, coupure d'electricité à rallonge, paperasse et stress en promotion, et les manières africaines.
En ce qui concerne Nairobi et si l’on en croit les bouquins et guides; si nous quittons Nairobi entiers, cela tient du miracle… à voir…
A l’ambassade, où nous avions nos habitudes, j’ai pu, mine de crayon (comme dirait mon Doux), prendre un peu le pouls des comportements indiens. Je pouvais voir leurs visages et entendre leurs langages et leur accent anglais.
Cela fait deux jours que je suis, en fait, déjà partie, ailleurs. Je me prépare psychologiquement à ce brutal choc de culture, j’en rêve souvent, l’Inde est dans toutes mes pensées… je commence même déjà à m’entraîner à hocher la tête dans le bon sens pour dire oui !
Je dois y aller, nous partons bientôt pour l’aéroport, le temps du KiSwahili est révolu, je change de face culturelle comme un Rubix Cube, j’ai hâte de vous écrire et de vous raconter mes prochains probables projets: quelques déviations sur mon parcours…
Mgo, tu me manqueeeeees ! Merci pour ta présence, c'est bon. Plein de courage pour ce que tu entreprends, je te soutiens.
J’y go, je vous embrasse, merci pour vos messages, passez de bonnes fêtes, un très Joyeux Noël.
Peut-être que je serai sur les ondes avant les fêtes, mais on ne sait jamais… c’est important de le souhaiter !
Kelly
Nous partons dans 4 heures sur Mumbai.
Pendant cette période en Afrique (plus longue que prévu), j’ai pu vraiment apprécier et observer les différentes cultures et visages de ces trois pays. J’ai découvert que même voisins, ils sont tellement différents. A chaque passage de frontière, il a fallu se réadapter, accorder les violons, formater l’esprit, pour être à chaque fois un peu plus ouvert, pouvoir à chaque fois donner un peu plus. Savoir mettre de côté les aventures du pays précédent sans pour autant les oublier, et tirer les leçons des expériences vécues.
L’Afrique (comme je l’appelle, malgré ma courte expérience dans seulement trois pays -six en tout) n’a pas été un grand bouleversement, mais plutôt des retrouvailles. Elle m’a plus remémoré le Pays ; par ses paysages et son atmosphère, et m’a rappelé à lui.
J’ai rencontré beaucoup de gens sympathiques, surtout des étrangers, et j’avoue ne pas être si triste à l’idée de quitter les Africains et leur manie de poser trente milliaaaards de questions sans buts et sans réponses… de ma part. J’ai tellement plus apprécié les traditions, les comportements et les amitiés hors des villes et de l’argent, hors du béton. La Tanzanie m’a offert ce que je cherchais dans l’Afrique. Et c’est de loin le pays qui m’est le plus cher parmi les trois. Ils sont tous intéressants et donnent chacun ce qu’ils peuvent, mais la Tanzanie a encore, pour moi, ce rêve qu’on entrevoit dans « Out Of Africa ».
Je quitte donc l’Afrique heureuse de mes expériences, de ce voyage, sans tristesse, mais avec l’appréhension du tout nouveau terrain de jeu qu’est l’Inde. Je n’en connais rien. Cette région ne se rapproche pas, je crois, de ce que j’ai pu déjà vivre et ressentir… je redoublerai donc d’efforts pour que tout se passe pour le mieux.
Pendant notre séjour au Kenya, nous avons passé beaucoup de temps à nous occuper des visas et des billets d’avion pour l’Inde. La ville de Nairobi et ce petit goût d’Inde à l’ambassade furent tout un programme: entre autre, coupure d'electricité à rallonge, paperasse et stress en promotion, et les manières africaines.
En ce qui concerne Nairobi et si l’on en croit les bouquins et guides; si nous quittons Nairobi entiers, cela tient du miracle… à voir…
A l’ambassade, où nous avions nos habitudes, j’ai pu, mine de crayon (comme dirait mon Doux), prendre un peu le pouls des comportements indiens. Je pouvais voir leurs visages et entendre leurs langages et leur accent anglais.
Cela fait deux jours que je suis, en fait, déjà partie, ailleurs. Je me prépare psychologiquement à ce brutal choc de culture, j’en rêve souvent, l’Inde est dans toutes mes pensées… je commence même déjà à m’entraîner à hocher la tête dans le bon sens pour dire oui !
Je dois y aller, nous partons bientôt pour l’aéroport, le temps du KiSwahili est révolu, je change de face culturelle comme un Rubix Cube, j’ai hâte de vous écrire et de vous raconter mes prochains probables projets: quelques déviations sur mon parcours…
Mgo, tu me manqueeeeees ! Merci pour ta présence, c'est bon. Plein de courage pour ce que tu entreprends, je te soutiens.
J’y go, je vous embrasse, merci pour vos messages, passez de bonnes fêtes, un très Joyeux Noël.
Peut-être que je serai sur les ondes avant les fêtes, mais on ne sait jamais… c’est important de le souhaiter !
Kelly
mercredi 12 décembre 2007
Dernière étape africaine : le Kenya
Nous partons pr le Kenya le lendemain à 8h pr 5hrs de route, en shuttle. Le voyage, cool, car c tellement différent que ce que je connais depuis quelques mois. Là, nous sommes dans un véhicule même pas rempli à ras bord, même pas puant, même pas mal, quoi ! Et puis la frontière n’est pas aussi stressante que la MOZ/TZN ! Pas d’brigands, pas d’malaise, juste un paysage normal de gens qui attendent patiemment de faire tamponner leur passeport.
Nous arrivons à Nairobi. C une grande ville, internationale. Elle ne représente sûrement pas le pays tout entier, mais on peut déjà sentir la différence générale entre la TZN et le KNY. La base culturelle est plus ou moins la même mais la population, les paysages et l’ambiance sont résolument différents. Je me plait déjà bcp ds cette ville qui est pourtant qualifiée de particulièrement dangereuse, encore plus en ce moment, en pleine élections présidentielles. Elle dépasse même Johannesburg et Lagos au niveau insécurité… faut déjà le faire ! Elle me plaît qd même car elle ressemble par endroit au Cap.
Nous sortons un peu dans la ville en taxi ; car se balader la journée ds certains (bcp d’) endroits est déconseillé. Nous faisons qq courses. Ensuite, ayant fini, nous attendons le taxi devant l’hôtel Hilton, servant de pt de repère. Célèbre chaîne hôtelière qui, dans cette ville, fait figure de repère d’africain-monayant-riche-businessman. L’entrée est contrôlée au détecteur de métaux et fouille de sac. Même les alentours de l’hôtel sont surveillés. Ds la ville : bcp de policiers, partout. Pour être déposé devant l’hôtel : barrage, fouille du coffre de la voiture.
Nous attendons donc le taxi devant le Hilton quand soudain, un jeune déboule dehors, sortant de l’hôtel en furie, attrapé par deux gardes. La lutte est agitée et violente. Le jeune se débat de ttes ses forces, et en effet il est fort, et/ou il a vraiment la rage. Il mord un des gardes. Deux hommes ne suffisent pas à vraiment le maîtriser. Il s’enfuit presque. Je vais pour me mettre en travers de sa route s’il s’enfuit, mais je me ravise car je sais que je vais me faire souffler… et qui sait ce dont il est capable… peut-être tuer ! Finalement il ne parvient pas à s’enfuir, mais la situation est instable. Il parle fort en KiSwahili, il s’adresse apparemment à la foule qui nous a maintenant entourée. Puis, sortit de nulle part, un groupe d’hommes style « Men In Black » fondent sur le brigand, pour aider les deux gardes. La situation est tout de suite « under control », et les hommes s’éloignent du public pour partir on ne sait où, sûrement a la police.
Voici les événements de Nairobi… ça promet…
Nous restons encore une journée ici, faisons notre demande de visa pour l’Inde (qui doit prendre 24hrs), puis nous partons vers le centre du Kenya, histoire de voir un peu le paysage.
Pour la suite, ce sera l’Inde !
Kwa Heri!
Nous arrivons à Nairobi. C une grande ville, internationale. Elle ne représente sûrement pas le pays tout entier, mais on peut déjà sentir la différence générale entre la TZN et le KNY. La base culturelle est plus ou moins la même mais la population, les paysages et l’ambiance sont résolument différents. Je me plait déjà bcp ds cette ville qui est pourtant qualifiée de particulièrement dangereuse, encore plus en ce moment, en pleine élections présidentielles. Elle dépasse même Johannesburg et Lagos au niveau insécurité… faut déjà le faire ! Elle me plaît qd même car elle ressemble par endroit au Cap.
Nous sortons un peu dans la ville en taxi ; car se balader la journée ds certains (bcp d’) endroits est déconseillé. Nous faisons qq courses. Ensuite, ayant fini, nous attendons le taxi devant l’hôtel Hilton, servant de pt de repère. Célèbre chaîne hôtelière qui, dans cette ville, fait figure de repère d’africain-monayant-riche-businessman. L’entrée est contrôlée au détecteur de métaux et fouille de sac. Même les alentours de l’hôtel sont surveillés. Ds la ville : bcp de policiers, partout. Pour être déposé devant l’hôtel : barrage, fouille du coffre de la voiture.
Nous attendons donc le taxi devant le Hilton quand soudain, un jeune déboule dehors, sortant de l’hôtel en furie, attrapé par deux gardes. La lutte est agitée et violente. Le jeune se débat de ttes ses forces, et en effet il est fort, et/ou il a vraiment la rage. Il mord un des gardes. Deux hommes ne suffisent pas à vraiment le maîtriser. Il s’enfuit presque. Je vais pour me mettre en travers de sa route s’il s’enfuit, mais je me ravise car je sais que je vais me faire souffler… et qui sait ce dont il est capable… peut-être tuer ! Finalement il ne parvient pas à s’enfuir, mais la situation est instable. Il parle fort en KiSwahili, il s’adresse apparemment à la foule qui nous a maintenant entourée. Puis, sortit de nulle part, un groupe d’hommes style « Men In Black » fondent sur le brigand, pour aider les deux gardes. La situation est tout de suite « under control », et les hommes s’éloignent du public pour partir on ne sait où, sûrement a la police.
Voici les événements de Nairobi… ça promet…
Nous restons encore une journée ici, faisons notre demande de visa pour l’Inde (qui doit prendre 24hrs), puis nous partons vers le centre du Kenya, histoire de voir un peu le paysage.
Pour la suite, ce sera l’Inde !
Kwa Heri!
Derniers jours en Tanzanie
Après mon épopée kilimanjaresque, j’ai donc retrouvé Maman le lendemain, mais aussi… Papa ! Ce fut la grande surprise.
Ca a été une journée bousculante car en plus de la venue des parents, cela faisait 24 hrs que je passais des moments désagréables : me suis fais arnaquer « consciemment », ensuite une bagarre… En effet, la veille, je dois prendre un taxi. J’annonce avant la course le prix que je suis prête a payer, comme on doit le faire en Afrique. A l’arrivée, je donne au taximan un gros billet et il doit me rendre la monnaie. En me la rendant, il me parle et me parle encore, me posant 36 000 questions. Du coup, comme je sais que ça c le « truc » des africains pour détourner l’attention, je trouve ça suspect et recompte ma monnaie. Sans surprise je découvre qu’il manque 1000 Tsh (USD 1) C rien comme argent, mais sur le principe je le lui fait remarquer et il est surpris de s’être fait prendre en flag’, mais il n’en fait pas tte une histoire. En plus, peu avant, il m’avait donne sa carte pr que je le rappelle ! Puis il prend un air moqueur et annonce (maladroitement) des excuses pr expliquer son geste et pr que je lui laisse l’argent. Je lui explique que je n’approuve pas du tt ses manières de faire, que je ne supporte pas le vol (surtt de cette manière) et qu’il peut reprendre sa carte de visite ! On se dispute pendant un moment, je commence sérieusement à m’énerver, surtout que du coup, avec tt ca, je ne sais même pas si il m’a emmené au bon endroit. J’ai envie de le bombarder, d’être violente, car je sens que les mots ne suffisent plus, et je ne supporte pas de m’être fait arnaquer de manière si évidente ; et lui qui affiche cet air si arrogant, moqueur et gagnant. Je suis en rage. Je me retiens de lui donner un coup et de lui reprendre les sous. Finalement, je stoppe la discussion d’un coup et je pars sans dire un mot. Qd il me voit partir, il a cet air satisfait d’arnaqueur. Je ne le supporte pas et je suis furieuse. Cela me prendra deux jours pr « oublier ».
Mais je retrouve Elaine la canadienne et ca va mieux. L’hôtel est vraiment bien et je reprends des forces. Le lendemain, nous nous séparons avec ttes les promesses des rencontres courtes ; emails et visite dans nos pays respectifs. Puis je prends la route en daladala pour l’aéroport. Je suis assez bousculée, car j’appréhende les retrouvailles avec Maman, le fait de ne plus être tte seule pdt un certain tps, de devoir changer mon mode de fonctionnement, de baisser ma garde, de savoir si le pays et la vie d’ici va lui plaire, etc. Puis je dois prendre un taxi à la Junction Kia jusqu'à l’aéroport lui-même. Comme d’habitude africaine, tout le monde me saute dessus pour vanter chacun son taxi. Je monte dans un, et à ce moment-là, une bagarre éclate, violente.
Je me rends compte que ça arrive souvent en TZN, les bagarres. J’en ai vu souvent et tjrs à cause de jalousies dans le « business de rue». C tellement violent, que je me décide a sortir du taxi car je pense que le conducteur ne sera plus capable de conduire. Et là, déjà que j’étais à fleur de peau, c le summum !
Donc retrouvailles avec les parents. Je suis très contente, c un bon événement par Maman, et une bonne surprise par Papa. Ils ont perdus leur bagages durant le voyage, à cause de la tempête sur Sydney donc des retards à répétitions. C’était embêtant, car en Afrique, les chances de retrouver des bagages sont minces… mais finalement, on les retrouvera 5 jrs plus tard, après avoir harcelé continuellement les personnes responsables.
Nous allons à Marangu, je veux vraiment leur montrer ce village le plus proche du Kilimanjaro, et je sais que Maman a tjrs voulu voir le Kili. Nous restons une nuit là-bas. Entre tps, je revois tous les « rémoras » de la place, dont un qui se fait vraiment insistant, collant et agressif. Cela m’énerve à un haut point, si bien que quand je monte dans la voiture pour « m’enfuir » avec les parents, il ne me laisse pas fermer la satanée portière car il laisse ses mains dessus. Puis il m’attrape le bras d’une manière directive: c le geste de trop. En effet, en TZN il est habituel de se faire accoster de tps en tps pour des sous. Mais autant le contact amical est facile et chaleureux, autant le contact physique qd on se fait accoster pr de l’argent est rare. Et quand cela arrive, cela démontre bien svt que la barrière d’intimité et de respect minimum a été dépassée. Dans ce cas-la, c ce qu’il s’est passé. D’une certaine manière, je perdais le contrôle. Et puis ct un contact plus agressif, qu’il est facile de ressentir comme de la menace. Donc je lui jette une insulte et claque la porte en me disant que si j’écrase ses doigts (tjrs sur la portière), c bien fait pour lui. Mais il ne lui arrive rien. Nous partons.
Le lendemain, nous décidons au dernier moment de partir pour Arusha. Cela me convient parfaitement car je ne me sens plus bien ici à Marangu. C un village où tt le monde se connaît et me connaît un peu maintenant ; et depuis l’incident d’hier, je n’ai plus envie d’y retourner. Et puis j’aime bcp Arusha et ces environs, j’y suis resté un moment, je m’y sens en sécurité et j’y ai plus de repères.
Nous arrivons à Arusha dans la soirée. Le trajet a été un peu tendu car nous avons roulé un moment la nuit. Il est dangereux de rouler la nuit en Afrique, mais en plus, cette route était bondée et dangereuse. Mais nous sommes sain et sauf.
Nous passons deux jours vraiment sympa. Ensuite, les parents sont tentés de faire le Cratère de Ngorongoro. Pendant ce tps, je voulais partir au Kenya, mais finalement je les accompagne (et visite le Cratère une 2ème fois). C tjrs aussi beau. Cependant, il a plu, et au retour, la remontée du Cratère en 4x4 (heureusement !) ds la boue ne fait pas sourire tt le monde. La piste est très glissante et nous sommes tout proche du bord du précipice. Dailleurs, nous « croisons » un accident : un camion est sorti de la route, a glissé et déboulé 100 mètres plus bas, dans la forêt vierge. C gai… Pas de morts, mais des blessés et une carcasse de camion qui va pourrir dans les tréfonds de la végétation préhistorique… dommage.
Au retour pour Arusha, nous passons par Meserani, là où j’avais dormi qq jrs. Nous nous arrêtons un court moment, et je revois les Masais du coin avec qui j’avais passé du tps. En partant, j’ai le cœur serré car je sais que nous quittons bientôt la TZN. Cela me réjouis car g besoin d’avancer, mais en même tps, je me rends cpte que j’ai bcp aimé ce pays, la culture, les Maasais, et que ça va me manquer. Je suis triste et pensive le reste du trajet et j’essaie de faire passer ce sentiment que j’ai régulièrement quand le tps vient de quitter des personnes avec qui j’ai sympathisé.
Ca a été une journée bousculante car en plus de la venue des parents, cela faisait 24 hrs que je passais des moments désagréables : me suis fais arnaquer « consciemment », ensuite une bagarre… En effet, la veille, je dois prendre un taxi. J’annonce avant la course le prix que je suis prête a payer, comme on doit le faire en Afrique. A l’arrivée, je donne au taximan un gros billet et il doit me rendre la monnaie. En me la rendant, il me parle et me parle encore, me posant 36 000 questions. Du coup, comme je sais que ça c le « truc » des africains pour détourner l’attention, je trouve ça suspect et recompte ma monnaie. Sans surprise je découvre qu’il manque 1000 Tsh (USD 1) C rien comme argent, mais sur le principe je le lui fait remarquer et il est surpris de s’être fait prendre en flag’, mais il n’en fait pas tte une histoire. En plus, peu avant, il m’avait donne sa carte pr que je le rappelle ! Puis il prend un air moqueur et annonce (maladroitement) des excuses pr expliquer son geste et pr que je lui laisse l’argent. Je lui explique que je n’approuve pas du tt ses manières de faire, que je ne supporte pas le vol (surtt de cette manière) et qu’il peut reprendre sa carte de visite ! On se dispute pendant un moment, je commence sérieusement à m’énerver, surtout que du coup, avec tt ca, je ne sais même pas si il m’a emmené au bon endroit. J’ai envie de le bombarder, d’être violente, car je sens que les mots ne suffisent plus, et je ne supporte pas de m’être fait arnaquer de manière si évidente ; et lui qui affiche cet air si arrogant, moqueur et gagnant. Je suis en rage. Je me retiens de lui donner un coup et de lui reprendre les sous. Finalement, je stoppe la discussion d’un coup et je pars sans dire un mot. Qd il me voit partir, il a cet air satisfait d’arnaqueur. Je ne le supporte pas et je suis furieuse. Cela me prendra deux jours pr « oublier ».
Mais je retrouve Elaine la canadienne et ca va mieux. L’hôtel est vraiment bien et je reprends des forces. Le lendemain, nous nous séparons avec ttes les promesses des rencontres courtes ; emails et visite dans nos pays respectifs. Puis je prends la route en daladala pour l’aéroport. Je suis assez bousculée, car j’appréhende les retrouvailles avec Maman, le fait de ne plus être tte seule pdt un certain tps, de devoir changer mon mode de fonctionnement, de baisser ma garde, de savoir si le pays et la vie d’ici va lui plaire, etc. Puis je dois prendre un taxi à la Junction Kia jusqu'à l’aéroport lui-même. Comme d’habitude africaine, tout le monde me saute dessus pour vanter chacun son taxi. Je monte dans un, et à ce moment-là, une bagarre éclate, violente.
Je me rends compte que ça arrive souvent en TZN, les bagarres. J’en ai vu souvent et tjrs à cause de jalousies dans le « business de rue». C tellement violent, que je me décide a sortir du taxi car je pense que le conducteur ne sera plus capable de conduire. Et là, déjà que j’étais à fleur de peau, c le summum !
Donc retrouvailles avec les parents. Je suis très contente, c un bon événement par Maman, et une bonne surprise par Papa. Ils ont perdus leur bagages durant le voyage, à cause de la tempête sur Sydney donc des retards à répétitions. C’était embêtant, car en Afrique, les chances de retrouver des bagages sont minces… mais finalement, on les retrouvera 5 jrs plus tard, après avoir harcelé continuellement les personnes responsables.
Nous allons à Marangu, je veux vraiment leur montrer ce village le plus proche du Kilimanjaro, et je sais que Maman a tjrs voulu voir le Kili. Nous restons une nuit là-bas. Entre tps, je revois tous les « rémoras » de la place, dont un qui se fait vraiment insistant, collant et agressif. Cela m’énerve à un haut point, si bien que quand je monte dans la voiture pour « m’enfuir » avec les parents, il ne me laisse pas fermer la satanée portière car il laisse ses mains dessus. Puis il m’attrape le bras d’une manière directive: c le geste de trop. En effet, en TZN il est habituel de se faire accoster de tps en tps pour des sous. Mais autant le contact amical est facile et chaleureux, autant le contact physique qd on se fait accoster pr de l’argent est rare. Et quand cela arrive, cela démontre bien svt que la barrière d’intimité et de respect minimum a été dépassée. Dans ce cas-la, c ce qu’il s’est passé. D’une certaine manière, je perdais le contrôle. Et puis ct un contact plus agressif, qu’il est facile de ressentir comme de la menace. Donc je lui jette une insulte et claque la porte en me disant que si j’écrase ses doigts (tjrs sur la portière), c bien fait pour lui. Mais il ne lui arrive rien. Nous partons.
Le lendemain, nous décidons au dernier moment de partir pour Arusha. Cela me convient parfaitement car je ne me sens plus bien ici à Marangu. C un village où tt le monde se connaît et me connaît un peu maintenant ; et depuis l’incident d’hier, je n’ai plus envie d’y retourner. Et puis j’aime bcp Arusha et ces environs, j’y suis resté un moment, je m’y sens en sécurité et j’y ai plus de repères.
Nous arrivons à Arusha dans la soirée. Le trajet a été un peu tendu car nous avons roulé un moment la nuit. Il est dangereux de rouler la nuit en Afrique, mais en plus, cette route était bondée et dangereuse. Mais nous sommes sain et sauf.
Nous passons deux jours vraiment sympa. Ensuite, les parents sont tentés de faire le Cratère de Ngorongoro. Pendant ce tps, je voulais partir au Kenya, mais finalement je les accompagne (et visite le Cratère une 2ème fois). C tjrs aussi beau. Cependant, il a plu, et au retour, la remontée du Cratère en 4x4 (heureusement !) ds la boue ne fait pas sourire tt le monde. La piste est très glissante et nous sommes tout proche du bord du précipice. Dailleurs, nous « croisons » un accident : un camion est sorti de la route, a glissé et déboulé 100 mètres plus bas, dans la forêt vierge. C gai… Pas de morts, mais des blessés et une carcasse de camion qui va pourrir dans les tréfonds de la végétation préhistorique… dommage.
Au retour pour Arusha, nous passons par Meserani, là où j’avais dormi qq jrs. Nous nous arrêtons un court moment, et je revois les Masais du coin avec qui j’avais passé du tps. En partant, j’ai le cœur serré car je sais que nous quittons bientôt la TZN. Cela me réjouis car g besoin d’avancer, mais en même tps, je me rends cpte que j’ai bcp aimé ce pays, la culture, les Maasais, et que ça va me manquer. Je suis triste et pensive le reste du trajet et j’essaie de faire passer ce sentiment que j’ai régulièrement quand le tps vient de quitter des personnes avec qui j’ai sympathisé.
jeudi 6 décembre 2007
Merci du fond du coeur pour vos messages!!! ;*
Ca fait tres plaisir de "voir" de nouvelles tetes... c motivant de vous lire, nouvelles nouvelles!
Ca fait plaisir de vous lire tous!
Mgo, tu etais a chaque seconde et a chaque pas avec moi... Tu m’as tellement manque ! Ton reconfort, tes paroles et encouragements, ta confiance... ca a ete dur d’etre loin de toi dans ces moments critiques. Mais ca ne m’a que plus rappelle l’importance que tu as et la place que tu occupes en moi... Nakupenda...
Fifi, j’ai fait comme tu m’as appris pour le Pic du Gendarme : vaseline sur les pieds, pas d’ampoules ! Mais je n’ai pas pu faire les p’tits bonhommes avec mes orteils avec du sparadrap... En tout cas, je n’ai pas eu tp d’ampoules, les pied un peu en compote, mais compare a ce a quoi je m’attendais, ca va ! Courbatue par contre... mais a cause de la descente intensive, meme pas a cause de la montee ! ;) Merci pr les infos de dernieres minutes avec Maman.
Arnaud, bosse pas trop! (je fais des vers sans en avoir l'air!;) Je suis vraiment contente de te lire...le voyage s'est organise tellement rapidement que je crois que j'ai manque a mon devoir de couz' pour te communiquer le blog... mais Maman fait le lien! Plein de courage pr la vie "lost in the frog's country"! On se retrouve bientot!
Julie, recu 5sur5... tant que tu penses tjrs a moi, toi qui as la chance de revivre au Pays! Fais plein de bisous aux poissons et aux cerfs, savoure chaque moments sur notre ile adoree... Prends soin de toi, je t'embrasse ma Vache!!!! Et n'oublies pas le paquet a la maison!
Arys et Delphine, vos messages m'emeuvent! Entre la poesie et l'emotion, mon coeur balance... tellement de bien! Je vous embrasse.
Delphine, tu es le lien avec l'Ifi, ca me fait plaisir! Plein de courage pour la recherche de boulot et si c l'Asie, tiens moi tjrs au courant! Bisoute les ifistes que tu vois!
Rene le Toubib', des que j'arrive a Nea, je cours te voir... la petite Kelly a 3 milliard de questions a poser sur 3 milliard de symptomes bizarres qui apparaissent! ;) Bonjour l'Afrique, et bientot bonjour l'Inde! Merci d'avoir supervise Maman pour l'inquietude de mon voyage. D'apres ce que j'ai compris, l'Ignatia etait de rigueur! ;)
Ca fait plaisir de vous lire tous!
Mgo, tu etais a chaque seconde et a chaque pas avec moi... Tu m’as tellement manque ! Ton reconfort, tes paroles et encouragements, ta confiance... ca a ete dur d’etre loin de toi dans ces moments critiques. Mais ca ne m’a que plus rappelle l’importance que tu as et la place que tu occupes en moi... Nakupenda...
Fifi, j’ai fait comme tu m’as appris pour le Pic du Gendarme : vaseline sur les pieds, pas d’ampoules ! Mais je n’ai pas pu faire les p’tits bonhommes avec mes orteils avec du sparadrap... En tout cas, je n’ai pas eu tp d’ampoules, les pied un peu en compote, mais compare a ce a quoi je m’attendais, ca va ! Courbatue par contre... mais a cause de la descente intensive, meme pas a cause de la montee ! ;) Merci pr les infos de dernieres minutes avec Maman.
Arnaud, bosse pas trop! (je fais des vers sans en avoir l'air!;) Je suis vraiment contente de te lire...le voyage s'est organise tellement rapidement que je crois que j'ai manque a mon devoir de couz' pour te communiquer le blog... mais Maman fait le lien! Plein de courage pr la vie "lost in the frog's country"! On se retrouve bientot!
Julie, recu 5sur5... tant que tu penses tjrs a moi, toi qui as la chance de revivre au Pays! Fais plein de bisous aux poissons et aux cerfs, savoure chaque moments sur notre ile adoree... Prends soin de toi, je t'embrasse ma Vache!!!! Et n'oublies pas le paquet a la maison!
Arys et Delphine, vos messages m'emeuvent! Entre la poesie et l'emotion, mon coeur balance... tellement de bien! Je vous embrasse.
Delphine, tu es le lien avec l'Ifi, ca me fait plaisir! Plein de courage pour la recherche de boulot et si c l'Asie, tiens moi tjrs au courant! Bisoute les ifistes que tu vois!
Rene le Toubib', des que j'arrive a Nea, je cours te voir... la petite Kelly a 3 milliard de questions a poser sur 3 milliard de symptomes bizarres qui apparaissent! ;) Bonjour l'Afrique, et bientot bonjour l'Inde! Merci d'avoir supervise Maman pour l'inquietude de mon voyage. D'apres ce que j'ai compris, l'Ignatia etait de rigueur! ;)
¾ de Kili... c deja ca!
C vrai, j’ai mis un peu de tps a retrouver le chemin de l’ordi, mais g mes raisons !
Un recapitulatif de mon recent periple...
Day 1.
Depart 11h de Marangu Gate, 6/7hrs (tt comme les jrs prochains) de marche prevue dans la Rain Forest du Kilimanjaro. Je pars donc avec l’Assistant Guide a travers la foret vierge et terriblement verdoyante, apres avoir fait peser chaque panier, ne devant pas depasser 15 kilos. (Ils les portent sur la tete) Les autres (Hubert le guide, le cook et le porteur) empruntent un autre chemin, plus large et direct.
Je prends quelques photos, mais economise car il faut qu’il me reste de la batterie pour le sommet !
Nous traversons de tps a autre des nuees denses de fourmis qu’il faut craindre et eviter a tout prix car elles ne sont pas venimeuses, mais sont tres rapides et s’agglutinent sur le corps, mordent et demangent atrocement. Moi meme, le tps de prendre une photo, je me fait assaillir et mordre.
Des le debut, nous avancons a tout petits pas et deja Kamili me dit que je vais trop vite ( !) alors que je n’ai deja pas d’espace entre mes deux pieds quand ils se succedent. Mais il faut aller plus lentement, car la route est longue et elle dure plusieurs jours.
Nous arrivons a la 1ere base, Mandara, 2720m au-dessus du niveau de la mer.
Au depart, j’ai deja fait la connaissance d’Alex, allemand, et la, je rencontre Elaine, canadienne et Oliver, allemand lui aussi. Nous formons rapidement un groupe sympa, qui se soutiens et on partage notre nourriture et nos recits de vie. Des notre arrivee, on nous sert deja du the, du... MILOOOOOOOO et du lait en poudre !!!! (souvenir du Pays, trop bon, reconfortant !), des pop corn et des biscuits. Puis vient le diner qui, tout comme le voyage, est gargantuesque. Ce sera comme ca pdt 5 jrs : 4 repas par jour, tous riches, complets et gros. Nous avons tous la meme nourriture, mais les autres ont parfois des avantages, comme du chocolat, par exemple, chose qui me manquera terriblement. (Et ca, c la seule chose qu’ils n’ont pas partage ! ;)
Apres le gouter, nous faisons une randonnee plus haut pour aller voir un cratere. Vue magnifique.
Day 2.
J’ai super hate de reprendre la route. L’ambiance est joviale, j’aime vraiment ces moments dans la montagne, il fait un peu frais, mais c parfait pour se reveiller. Petite bassine d’eau chaude pour se laver au minimum (pas de douche), petit dej super bon, remballage et depart avec Hubert le guide cette fois-ci. Les autres sont deja loin devant, ils prennent le meme chemin que nous maintenant, jusqu’au dernier jour.
La vegetation change, moins verte, les arbres sont etranges et rares, decor a la ‘Alice au Pays des Merveilles’.
6/7 hrs en perspective, comme tous les jrs, sauf que ces heures comme les kilometres, s’allongent, interminables, par leur manque en oxygene.
Cette journee est difficile. Je commence deja a avoir mal a la tete et j’ai le coeur qui bat la chamade, sans pouvoir le calmer. Ce sont les premiers effets du manque d’oxygene. Mais je ne m’inquiete pas. Apres le lunch, je me reveille, je demarre comme une pile, je suis reboostee, je marche moins lentement et bien.
J’arrive a la 2eme base, Horombo : 3700m.
On discute des heures dans les huttes avec l’equipe, j’aprecie le paysage, le coucher de soleil et les etoiles : incroyable de si haut, c magnifique. Je pense a toi...
Et puis vite dodo. Cependant, pour tous, mais surtout pour moi je crois, l’excitation a laisse place a l’apprehension de la longue marche du lendemain : 7hrs dans le desert froid et pierreux, avec de moins en moins d’oxygene.
Je dors mal ce soir-la : mon mal de tete est amplifie, et le Doliprane n’y fait rien, car c le mal de l’altitude que j’ai, et le seul remede est de redescendre.
Day 3.
C reparti.
Le debut de mon avancee est ok mais fatiguante. Je dois controler mes reflexions car mon coeur est tres sensible a la moindre pensee engageant la moindre emotion. Et tout n’est qu’emotion pour moi en ce moment. Je me rends cpte que dans la vie de ts les jrs, des pensees traversent notre esprit sans que l’on s’en rende vraiment cpte. Et je pense que chacune de ces ‘pensees-eclair’ declenche une variation infime du rythme de notre coeur. Mais en manque d’oxygene, ces variations deviennent conscientes, violentes et rapides. Notre coeur bat a toute vitesse et s’emballe a la moindre pensee d’amour, de peur, d’inquietude, d’agressivite ou autre.
Nous evoluons dans le desert ou les plantes et fleurs se font rares et nous entrons dans une espece de cuvette qui, en la remontant, nous mene a la 3eme base, et un peu plus haut, au sommet, ‘deja’. Je vois le chemin de terre et de pierres sur quelques kilometres. C rassurant, car c relativement plat, et cela ‘parait’ tout pres.
Arrive a l’heure du dejeuner, nous nous arretons sur les derniers rochers qu’il reste sur le chemin. Et c la que commence mon ‘ascension’ en enfer...
Je m’assois et d’un coup, un mal violent me prend. C le mal de l’altitude (qui est connu pour se manifester d’un coup, sans crier gare) qui m’emprisonne. Je suis prise de nausees et d’un mal de crane qui ne cessera d’augmenter avec l’altitude. Nous reprenons la route sans que j’ai mange, j’ai du mal a marcher et je suis constamment sur le point de tomber dans les pommes. Je me poste derriere un rocher pour pouvoir vomir... mais rien.
Je suis maintenant obligee de me servir de mon baton de marche. J’avance tres lentement, plus que jamais. Je perds peu a peu la conscience de mon etat. Tout ce que je ressens est mon cerveau qui bat et gonfle, mon coeur qui fait de meme, je m’affale sur mon baton de marche. Et je m’endors... puis je me reveille soudain en train de marcher. Hubert me tient le bras. Et je m’endors encore... Le manque d’oxygene (que je ne ressens pas au niveau de la respiration) me rend narcoleptique. Et plus on avance, plus c le drame. Car la piste parait plate, mais ce n’est qu’une illusion d’optique, car, en fait, elle monte lentement mais assez pour me rendre encore plus malade a chacun de mes pas trainant au sol. Je n’en peux plus. Je passe mon temps a faire des pauses, mais il ne faut pas tarder, car la nuit arrive. Il fait tres froid, je suis gelee. Et soudain, je stoppe et me mets a vomir (de) toutes mes trippes. Je suis tellement faible qu’Hubert est oblige de me soutenir debout, recroquevillee pas les secousses de mon mal. Ca me fatigue encore plus. Et je ne peux rien boire ni manger pour retrouver des forces. Hubert passe maintenant mon bras sur ses epaules car je ne peux plus tenir debout.
Puis nous arrivons enfin : derniere base, Kibo (du nom de la montagne) = 4703m au-dessus de la mer. ;)
Je ne demande pas mon reste, vais me coucher dans le dortoir, sans manger ni boire. J’annonce au guide que je ne serai pas en mesure de me lever a minuit cette nuit pour entamer l’ascension du sommet, je m’en sens incapable... et c la cas. Tout le monde est tres inquiet. Mais un medecin qui fait le voyage me dit que c la meilleure option, que ma vie est plus importante, d’autant plus qu’il voit que je n’ai absolument pas le matos contre le frois qu’il faut (il fait glacial ici, mais – 20 la-haut !). Decision prise : pas de Uhuru Peak (le sommet : freedom) pour cette fois.
Je passe une nuit atroce, gelee, une migraine qui me rend folle, des envies de vomir permanentes, et qd je me leve pour aller dehors, je tourne de l’oeil et dois m’assoir dans la neige pour ne pas m’evanouir. Succede au mal physiologique un mal psychologique, normal apparemment : une vague... que dis-je, un tsunami ! de tristesse m’envahit et ne me quitte plus jusqu’au surlendemain. Je pleure toute les larmes de mon corps, tout en essayant de ne pas vomir, ni m’evanouir ou me taper le crane contre les murs.
En partant a minuit, deux filles me laissent leur sac de couchage (dont un qui a fait l’Everest !), ca me rechauffe.
Day 4.
Tout le monde est redesendu en etant plus ou moins malade selon les personnes, et en se demandant pourquoi des gens paient pour faire ca, car c une vraie torture apparemment ! Le temps la-haut etait insoutenable, et je n’aurai meme pas pu tenir le froid, meme si j’avais pu monter.
Mais c magnifico-superbe, g vu leur photos: lever de soleil sur le glacier du Kilimanjaro, incroyable, tellement haut! Vraiment beau, une experience, definitivement.
Le guide et moi on redescend tot le matin car cela fait trop longtemps que je suis malade et soumise a l’altitude, c dangereux. Nous entamons la descente de plusieurs metres, quand d’un coup, le mal me quitte. C incroyable, fini. Je reste toujours un peu faible donc pas super bien dans mes baskets, mais le sourire revient sur mes levres le temps d’une photo que le guide prend de moi. Cependant, plusieurs fois je dois m’arreter car je suis sur le point de m’evanouir. Je finis par manger mon lunch de la veille et ca va mieux. Je me retourne plusieurs fois sur le chemin et voit le fameux sommet : j’etais literalement au pied, au commencement du sommet enneige si admire... mais pas de regrets.
Arrivee a Horombo pour passer une nuit regenerante.
Je recommence a manger avec ma faim connue et reconnue d’ogre, a tel point que tout le monde s’exclame que ‘Kelly’s back to life’, car il ne leur a pas fallut longtemps pour se rendre compte que je mangeais bcp et tout le temps!
J’ai meme le droit a un ‘communique de presse’ pour repondre a toutes leur questions. En effet, ils (allemands-combattants du Kili et je-ne-pourrais-pas-supporter-de-ne-pas-atteindre-le-sommet) essaient de savoir comment je supporte le fait de ne pas y etre arrive. Apres un sourire interieur, je leur explique que contrairement a eux, ce n’est pas ma priorite dans la vie et que le genre de voyage que je fais ne laissait pas assez de place pour une organisation complete et safe de l’ascension de la plus haute montagne d’Afrique, d’Europe et d’Amerique ! Que je me suis decidee la veille du depart, que l’agence qui a ‘organise’ est defaillante et pas serieuse, que je n’ai pas la moitie de l’equipement qu’ils ont, qu’ils sont venus en TZN expres pour ca, sans rien d’autre a penser, qu’ils ont du chocolat ;) et enfin, que mon objectif etait d’essayer, non pas de me tuer (comme certaines personnes chaque annees, au sommet).
Puis une discussion s’en suis sur la theorie que le fait d’etre nee et de vivre sur une ile au meme niveau que la mer ne me predispose pas a l’altitude. Et puis finalement, ils m’ont congratule car sans entrainement, ni bon matos, a l’arrache en plein milieu de mon voyage qui n’a rien a voir avec les montagnes et etant illienne, eh ben apparemment, 4703m, c quand meme pas mal... !
Day 5.
Descente grandiose des deux dernieres etapes, en seulement 5hrs (a l’aller ca nous a pris 12hrs !).
Je decide de ne pas retourner dormir chez l’organisateur a Marangu (je ne peux plus le voir en peinture celui-la... arnaqueur, je n’ai aucune confiance en lui, malsain, je ne sais meme pas comment j’ai fait pr dormir chez lui 3 nuits!) Je prends un dala dala pour aller sur Moshi et, sur l’invitation d’Elaine la canadienne, de partager une chambre avec elle dans un hotel avec lit, douche et resto. Je m’entends bien avec elle et puis je sais que j’ai besoin de me reposer apres toutes ces emotions. Je suis tres fatiguee, je n’arrive plus a marcher car je suis tte courbatue et j’ai faim ! ;)
Et puis Maman arrive demain matin tot, donc je veux etre en forme pour l’acceuillir !
Conclusion.
Etant donne les conditions dans lesquelles g effectue cette ascension aux ¾, je suis assez contente ! C deja ca. Pas de regrets.
Juste tres frustrant sur le depart du pied du sommet car quand le mal de l’altitude est parti, je me sentais bien mieux et c dur de se rendre cpte que quelques minutes auparavant on etait malade a crever et que de tte facon on ne pouvait pas faire un pas sans etre malade. Et j’ai souvent failli demander au guide de revenir sur nos pas pour le gravir ce sommet ! Mais je savais qu’en revenant, j’allais redevenir malade. C tres bizarre comme sentiment. De plus, physiquement je n’etais pas fatiguee, en pleine forme pour les jambes, nickel. C le physiologique qui a defailli, alors que mes jambes ne demandaient qu’a avancer.
Ensuite, meme s’il n’est pas necessaire d’avoir du matos de montagne (genre piollet et crampons) pour faire le Kili, il faut definitivement prevoir du matos et des vetements tres chauds, et des vitamines et autres aides medicamenteuses douces pour lutter contre le mal de l’altitude pour ceux comme moi qui en sont victimes. Car tout le monde ne l’est pas. J'aurais peut-etre du prendre la 6eme journee d'acclimatation... a voir pour la probable prochaine fois!
Aussi, mon ascension a ete difficile car je ne buvais pas (eau gelee donc desagreable et puis apres, malade). Il faut boire bcp bcp d’eau (4/5L par jr). Et apres je me suis rappellee que je sortais d’une deshydratation, de laquelle je ne m’etais pas encore remise, donc mon corps a du faire la tete en se disant que j’exagerais ! ;)
Cependant, meme si je peux dire sans pb que je n’ai jamais ete aussi malade de ma vie (meme l’episode avec Julie pour aller a l’Ile des Pins n’etait pas si dur !) et que je me suis promis 100 fois que jamais je ne reessaierai car je ne veux pas etre malade comme ca une nouvelle fois, et bien en etant bien preparee, je ne dis pas que je ne reessaierai jamais.
Enfin, cela a ete pour moi une experience extraordinaire de par la faune et la flore que j’ai pu observer et l’experience humaine et psychologique que ca a ete. La route a ete longue, mais j’ai eu environ 30hrs de pure reflexion (gachees parfois par mon coeur en hysterie !) sur tout et cela m’a apporte bcp de reponses.
Cette experience compte bien pour un mois entier dans mon voyage !... je me demande si je ne vais pas rentrer plus tot a la maison ?! ;)
Un recapitulatif de mon recent periple...
Day 1.
Depart 11h de Marangu Gate, 6/7hrs (tt comme les jrs prochains) de marche prevue dans la Rain Forest du Kilimanjaro. Je pars donc avec l’Assistant Guide a travers la foret vierge et terriblement verdoyante, apres avoir fait peser chaque panier, ne devant pas depasser 15 kilos. (Ils les portent sur la tete) Les autres (Hubert le guide, le cook et le porteur) empruntent un autre chemin, plus large et direct.
Je prends quelques photos, mais economise car il faut qu’il me reste de la batterie pour le sommet !
Nous traversons de tps a autre des nuees denses de fourmis qu’il faut craindre et eviter a tout prix car elles ne sont pas venimeuses, mais sont tres rapides et s’agglutinent sur le corps, mordent et demangent atrocement. Moi meme, le tps de prendre une photo, je me fait assaillir et mordre.
Des le debut, nous avancons a tout petits pas et deja Kamili me dit que je vais trop vite ( !) alors que je n’ai deja pas d’espace entre mes deux pieds quand ils se succedent. Mais il faut aller plus lentement, car la route est longue et elle dure plusieurs jours.
Nous arrivons a la 1ere base, Mandara, 2720m au-dessus du niveau de la mer.
Au depart, j’ai deja fait la connaissance d’Alex, allemand, et la, je rencontre Elaine, canadienne et Oliver, allemand lui aussi. Nous formons rapidement un groupe sympa, qui se soutiens et on partage notre nourriture et nos recits de vie. Des notre arrivee, on nous sert deja du the, du... MILOOOOOOOO et du lait en poudre !!!! (souvenir du Pays, trop bon, reconfortant !), des pop corn et des biscuits. Puis vient le diner qui, tout comme le voyage, est gargantuesque. Ce sera comme ca pdt 5 jrs : 4 repas par jour, tous riches, complets et gros. Nous avons tous la meme nourriture, mais les autres ont parfois des avantages, comme du chocolat, par exemple, chose qui me manquera terriblement. (Et ca, c la seule chose qu’ils n’ont pas partage ! ;)
Apres le gouter, nous faisons une randonnee plus haut pour aller voir un cratere. Vue magnifique.
Day 2.
J’ai super hate de reprendre la route. L’ambiance est joviale, j’aime vraiment ces moments dans la montagne, il fait un peu frais, mais c parfait pour se reveiller. Petite bassine d’eau chaude pour se laver au minimum (pas de douche), petit dej super bon, remballage et depart avec Hubert le guide cette fois-ci. Les autres sont deja loin devant, ils prennent le meme chemin que nous maintenant, jusqu’au dernier jour.
La vegetation change, moins verte, les arbres sont etranges et rares, decor a la ‘Alice au Pays des Merveilles’.
6/7 hrs en perspective, comme tous les jrs, sauf que ces heures comme les kilometres, s’allongent, interminables, par leur manque en oxygene.
Cette journee est difficile. Je commence deja a avoir mal a la tete et j’ai le coeur qui bat la chamade, sans pouvoir le calmer. Ce sont les premiers effets du manque d’oxygene. Mais je ne m’inquiete pas. Apres le lunch, je me reveille, je demarre comme une pile, je suis reboostee, je marche moins lentement et bien.
J’arrive a la 2eme base, Horombo : 3700m.
On discute des heures dans les huttes avec l’equipe, j’aprecie le paysage, le coucher de soleil et les etoiles : incroyable de si haut, c magnifique. Je pense a toi...
Et puis vite dodo. Cependant, pour tous, mais surtout pour moi je crois, l’excitation a laisse place a l’apprehension de la longue marche du lendemain : 7hrs dans le desert froid et pierreux, avec de moins en moins d’oxygene.
Je dors mal ce soir-la : mon mal de tete est amplifie, et le Doliprane n’y fait rien, car c le mal de l’altitude que j’ai, et le seul remede est de redescendre.
Day 3.
C reparti.
Le debut de mon avancee est ok mais fatiguante. Je dois controler mes reflexions car mon coeur est tres sensible a la moindre pensee engageant la moindre emotion. Et tout n’est qu’emotion pour moi en ce moment. Je me rends cpte que dans la vie de ts les jrs, des pensees traversent notre esprit sans que l’on s’en rende vraiment cpte. Et je pense que chacune de ces ‘pensees-eclair’ declenche une variation infime du rythme de notre coeur. Mais en manque d’oxygene, ces variations deviennent conscientes, violentes et rapides. Notre coeur bat a toute vitesse et s’emballe a la moindre pensee d’amour, de peur, d’inquietude, d’agressivite ou autre.
Nous evoluons dans le desert ou les plantes et fleurs se font rares et nous entrons dans une espece de cuvette qui, en la remontant, nous mene a la 3eme base, et un peu plus haut, au sommet, ‘deja’. Je vois le chemin de terre et de pierres sur quelques kilometres. C rassurant, car c relativement plat, et cela ‘parait’ tout pres.
Arrive a l’heure du dejeuner, nous nous arretons sur les derniers rochers qu’il reste sur le chemin. Et c la que commence mon ‘ascension’ en enfer...
Je m’assois et d’un coup, un mal violent me prend. C le mal de l’altitude (qui est connu pour se manifester d’un coup, sans crier gare) qui m’emprisonne. Je suis prise de nausees et d’un mal de crane qui ne cessera d’augmenter avec l’altitude. Nous reprenons la route sans que j’ai mange, j’ai du mal a marcher et je suis constamment sur le point de tomber dans les pommes. Je me poste derriere un rocher pour pouvoir vomir... mais rien.
Je suis maintenant obligee de me servir de mon baton de marche. J’avance tres lentement, plus que jamais. Je perds peu a peu la conscience de mon etat. Tout ce que je ressens est mon cerveau qui bat et gonfle, mon coeur qui fait de meme, je m’affale sur mon baton de marche. Et je m’endors... puis je me reveille soudain en train de marcher. Hubert me tient le bras. Et je m’endors encore... Le manque d’oxygene (que je ne ressens pas au niveau de la respiration) me rend narcoleptique. Et plus on avance, plus c le drame. Car la piste parait plate, mais ce n’est qu’une illusion d’optique, car, en fait, elle monte lentement mais assez pour me rendre encore plus malade a chacun de mes pas trainant au sol. Je n’en peux plus. Je passe mon temps a faire des pauses, mais il ne faut pas tarder, car la nuit arrive. Il fait tres froid, je suis gelee. Et soudain, je stoppe et me mets a vomir (de) toutes mes trippes. Je suis tellement faible qu’Hubert est oblige de me soutenir debout, recroquevillee pas les secousses de mon mal. Ca me fatigue encore plus. Et je ne peux rien boire ni manger pour retrouver des forces. Hubert passe maintenant mon bras sur ses epaules car je ne peux plus tenir debout.
Puis nous arrivons enfin : derniere base, Kibo (du nom de la montagne) = 4703m au-dessus de la mer. ;)
Je ne demande pas mon reste, vais me coucher dans le dortoir, sans manger ni boire. J’annonce au guide que je ne serai pas en mesure de me lever a minuit cette nuit pour entamer l’ascension du sommet, je m’en sens incapable... et c la cas. Tout le monde est tres inquiet. Mais un medecin qui fait le voyage me dit que c la meilleure option, que ma vie est plus importante, d’autant plus qu’il voit que je n’ai absolument pas le matos contre le frois qu’il faut (il fait glacial ici, mais – 20 la-haut !). Decision prise : pas de Uhuru Peak (le sommet : freedom) pour cette fois.
Je passe une nuit atroce, gelee, une migraine qui me rend folle, des envies de vomir permanentes, et qd je me leve pour aller dehors, je tourne de l’oeil et dois m’assoir dans la neige pour ne pas m’evanouir. Succede au mal physiologique un mal psychologique, normal apparemment : une vague... que dis-je, un tsunami ! de tristesse m’envahit et ne me quitte plus jusqu’au surlendemain. Je pleure toute les larmes de mon corps, tout en essayant de ne pas vomir, ni m’evanouir ou me taper le crane contre les murs.
En partant a minuit, deux filles me laissent leur sac de couchage (dont un qui a fait l’Everest !), ca me rechauffe.
Day 4.
Tout le monde est redesendu en etant plus ou moins malade selon les personnes, et en se demandant pourquoi des gens paient pour faire ca, car c une vraie torture apparemment ! Le temps la-haut etait insoutenable, et je n’aurai meme pas pu tenir le froid, meme si j’avais pu monter.
Mais c magnifico-superbe, g vu leur photos: lever de soleil sur le glacier du Kilimanjaro, incroyable, tellement haut! Vraiment beau, une experience, definitivement.
Le guide et moi on redescend tot le matin car cela fait trop longtemps que je suis malade et soumise a l’altitude, c dangereux. Nous entamons la descente de plusieurs metres, quand d’un coup, le mal me quitte. C incroyable, fini. Je reste toujours un peu faible donc pas super bien dans mes baskets, mais le sourire revient sur mes levres le temps d’une photo que le guide prend de moi. Cependant, plusieurs fois je dois m’arreter car je suis sur le point de m’evanouir. Je finis par manger mon lunch de la veille et ca va mieux. Je me retourne plusieurs fois sur le chemin et voit le fameux sommet : j’etais literalement au pied, au commencement du sommet enneige si admire... mais pas de regrets.
Arrivee a Horombo pour passer une nuit regenerante.
Je recommence a manger avec ma faim connue et reconnue d’ogre, a tel point que tout le monde s’exclame que ‘Kelly’s back to life’, car il ne leur a pas fallut longtemps pour se rendre compte que je mangeais bcp et tout le temps!
J’ai meme le droit a un ‘communique de presse’ pour repondre a toutes leur questions. En effet, ils (allemands-combattants du Kili et je-ne-pourrais-pas-supporter-de-ne-pas-atteindre-le-sommet) essaient de savoir comment je supporte le fait de ne pas y etre arrive. Apres un sourire interieur, je leur explique que contrairement a eux, ce n’est pas ma priorite dans la vie et que le genre de voyage que je fais ne laissait pas assez de place pour une organisation complete et safe de l’ascension de la plus haute montagne d’Afrique, d’Europe et d’Amerique ! Que je me suis decidee la veille du depart, que l’agence qui a ‘organise’ est defaillante et pas serieuse, que je n’ai pas la moitie de l’equipement qu’ils ont, qu’ils sont venus en TZN expres pour ca, sans rien d’autre a penser, qu’ils ont du chocolat ;) et enfin, que mon objectif etait d’essayer, non pas de me tuer (comme certaines personnes chaque annees, au sommet).
Puis une discussion s’en suis sur la theorie que le fait d’etre nee et de vivre sur une ile au meme niveau que la mer ne me predispose pas a l’altitude. Et puis finalement, ils m’ont congratule car sans entrainement, ni bon matos, a l’arrache en plein milieu de mon voyage qui n’a rien a voir avec les montagnes et etant illienne, eh ben apparemment, 4703m, c quand meme pas mal... !
Day 5.
Descente grandiose des deux dernieres etapes, en seulement 5hrs (a l’aller ca nous a pris 12hrs !).
Je decide de ne pas retourner dormir chez l’organisateur a Marangu (je ne peux plus le voir en peinture celui-la... arnaqueur, je n’ai aucune confiance en lui, malsain, je ne sais meme pas comment j’ai fait pr dormir chez lui 3 nuits!) Je prends un dala dala pour aller sur Moshi et, sur l’invitation d’Elaine la canadienne, de partager une chambre avec elle dans un hotel avec lit, douche et resto. Je m’entends bien avec elle et puis je sais que j’ai besoin de me reposer apres toutes ces emotions. Je suis tres fatiguee, je n’arrive plus a marcher car je suis tte courbatue et j’ai faim ! ;)
Et puis Maman arrive demain matin tot, donc je veux etre en forme pour l’acceuillir !
Conclusion.
Etant donne les conditions dans lesquelles g effectue cette ascension aux ¾, je suis assez contente ! C deja ca. Pas de regrets.
Juste tres frustrant sur le depart du pied du sommet car quand le mal de l’altitude est parti, je me sentais bien mieux et c dur de se rendre cpte que quelques minutes auparavant on etait malade a crever et que de tte facon on ne pouvait pas faire un pas sans etre malade. Et j’ai souvent failli demander au guide de revenir sur nos pas pour le gravir ce sommet ! Mais je savais qu’en revenant, j’allais redevenir malade. C tres bizarre comme sentiment. De plus, physiquement je n’etais pas fatiguee, en pleine forme pour les jambes, nickel. C le physiologique qui a defailli, alors que mes jambes ne demandaient qu’a avancer.
Ensuite, meme s’il n’est pas necessaire d’avoir du matos de montagne (genre piollet et crampons) pour faire le Kili, il faut definitivement prevoir du matos et des vetements tres chauds, et des vitamines et autres aides medicamenteuses douces pour lutter contre le mal de l’altitude pour ceux comme moi qui en sont victimes. Car tout le monde ne l’est pas. J'aurais peut-etre du prendre la 6eme journee d'acclimatation... a voir pour la probable prochaine fois!
Aussi, mon ascension a ete difficile car je ne buvais pas (eau gelee donc desagreable et puis apres, malade). Il faut boire bcp bcp d’eau (4/5L par jr). Et apres je me suis rappellee que je sortais d’une deshydratation, de laquelle je ne m’etais pas encore remise, donc mon corps a du faire la tete en se disant que j’exagerais ! ;)
Cependant, meme si je peux dire sans pb que je n’ai jamais ete aussi malade de ma vie (meme l’episode avec Julie pour aller a l’Ile des Pins n’etait pas si dur !) et que je me suis promis 100 fois que jamais je ne reessaierai car je ne veux pas etre malade comme ca une nouvelle fois, et bien en etant bien preparee, je ne dis pas que je ne reessaierai jamais.
Enfin, cela a ete pour moi une experience extraordinaire de par la faune et la flore que j’ai pu observer et l’experience humaine et psychologique que ca a ete. La route a ete longue, mais j’ai eu environ 30hrs de pure reflexion (gachees parfois par mon coeur en hysterie !) sur tout et cela m’a apporte bcp de reponses.
Cette experience compte bien pour un mois entier dans mon voyage !... je me demande si je ne vais pas rentrer plus tot a la maison ?! ;)
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