Après mon épopée kilimanjaresque, j’ai donc retrouvé Maman le lendemain, mais aussi… Papa ! Ce fut la grande surprise.
Ca a été une journée bousculante car en plus de la venue des parents, cela faisait 24 hrs que je passais des moments désagréables : me suis fais arnaquer « consciemment », ensuite une bagarre… En effet, la veille, je dois prendre un taxi. J’annonce avant la course le prix que je suis prête a payer, comme on doit le faire en Afrique. A l’arrivée, je donne au taximan un gros billet et il doit me rendre la monnaie. En me la rendant, il me parle et me parle encore, me posant 36 000 questions. Du coup, comme je sais que ça c le « truc » des africains pour détourner l’attention, je trouve ça suspect et recompte ma monnaie. Sans surprise je découvre qu’il manque 1000 Tsh (USD 1) C rien comme argent, mais sur le principe je le lui fait remarquer et il est surpris de s’être fait prendre en flag’, mais il n’en fait pas tte une histoire. En plus, peu avant, il m’avait donne sa carte pr que je le rappelle ! Puis il prend un air moqueur et annonce (maladroitement) des excuses pr expliquer son geste et pr que je lui laisse l’argent. Je lui explique que je n’approuve pas du tt ses manières de faire, que je ne supporte pas le vol (surtt de cette manière) et qu’il peut reprendre sa carte de visite ! On se dispute pendant un moment, je commence sérieusement à m’énerver, surtout que du coup, avec tt ca, je ne sais même pas si il m’a emmené au bon endroit. J’ai envie de le bombarder, d’être violente, car je sens que les mots ne suffisent plus, et je ne supporte pas de m’être fait arnaquer de manière si évidente ; et lui qui affiche cet air si arrogant, moqueur et gagnant. Je suis en rage. Je me retiens de lui donner un coup et de lui reprendre les sous. Finalement, je stoppe la discussion d’un coup et je pars sans dire un mot. Qd il me voit partir, il a cet air satisfait d’arnaqueur. Je ne le supporte pas et je suis furieuse. Cela me prendra deux jours pr « oublier ».
Mais je retrouve Elaine la canadienne et ca va mieux. L’hôtel est vraiment bien et je reprends des forces. Le lendemain, nous nous séparons avec ttes les promesses des rencontres courtes ; emails et visite dans nos pays respectifs. Puis je prends la route en daladala pour l’aéroport. Je suis assez bousculée, car j’appréhende les retrouvailles avec Maman, le fait de ne plus être tte seule pdt un certain tps, de devoir changer mon mode de fonctionnement, de baisser ma garde, de savoir si le pays et la vie d’ici va lui plaire, etc. Puis je dois prendre un taxi à la Junction Kia jusqu'à l’aéroport lui-même. Comme d’habitude africaine, tout le monde me saute dessus pour vanter chacun son taxi. Je monte dans un, et à ce moment-là, une bagarre éclate, violente.
Je me rends compte que ça arrive souvent en TZN, les bagarres. J’en ai vu souvent et tjrs à cause de jalousies dans le « business de rue». C tellement violent, que je me décide a sortir du taxi car je pense que le conducteur ne sera plus capable de conduire. Et là, déjà que j’étais à fleur de peau, c le summum !
Donc retrouvailles avec les parents. Je suis très contente, c un bon événement par Maman, et une bonne surprise par Papa. Ils ont perdus leur bagages durant le voyage, à cause de la tempête sur Sydney donc des retards à répétitions. C’était embêtant, car en Afrique, les chances de retrouver des bagages sont minces… mais finalement, on les retrouvera 5 jrs plus tard, après avoir harcelé continuellement les personnes responsables.
Nous allons à Marangu, je veux vraiment leur montrer ce village le plus proche du Kilimanjaro, et je sais que Maman a tjrs voulu voir le Kili. Nous restons une nuit là-bas. Entre tps, je revois tous les « rémoras » de la place, dont un qui se fait vraiment insistant, collant et agressif. Cela m’énerve à un haut point, si bien que quand je monte dans la voiture pour « m’enfuir » avec les parents, il ne me laisse pas fermer la satanée portière car il laisse ses mains dessus. Puis il m’attrape le bras d’une manière directive: c le geste de trop. En effet, en TZN il est habituel de se faire accoster de tps en tps pour des sous. Mais autant le contact amical est facile et chaleureux, autant le contact physique qd on se fait accoster pr de l’argent est rare. Et quand cela arrive, cela démontre bien svt que la barrière d’intimité et de respect minimum a été dépassée. Dans ce cas-la, c ce qu’il s’est passé. D’une certaine manière, je perdais le contrôle. Et puis ct un contact plus agressif, qu’il est facile de ressentir comme de la menace. Donc je lui jette une insulte et claque la porte en me disant que si j’écrase ses doigts (tjrs sur la portière), c bien fait pour lui. Mais il ne lui arrive rien. Nous partons.
Le lendemain, nous décidons au dernier moment de partir pour Arusha. Cela me convient parfaitement car je ne me sens plus bien ici à Marangu. C un village où tt le monde se connaît et me connaît un peu maintenant ; et depuis l’incident d’hier, je n’ai plus envie d’y retourner. Et puis j’aime bcp Arusha et ces environs, j’y suis resté un moment, je m’y sens en sécurité et j’y ai plus de repères.
Nous arrivons à Arusha dans la soirée. Le trajet a été un peu tendu car nous avons roulé un moment la nuit. Il est dangereux de rouler la nuit en Afrique, mais en plus, cette route était bondée et dangereuse. Mais nous sommes sain et sauf.
Nous passons deux jours vraiment sympa. Ensuite, les parents sont tentés de faire le Cratère de Ngorongoro. Pendant ce tps, je voulais partir au Kenya, mais finalement je les accompagne (et visite le Cratère une 2ème fois). C tjrs aussi beau. Cependant, il a plu, et au retour, la remontée du Cratère en 4x4 (heureusement !) ds la boue ne fait pas sourire tt le monde. La piste est très glissante et nous sommes tout proche du bord du précipice. Dailleurs, nous « croisons » un accident : un camion est sorti de la route, a glissé et déboulé 100 mètres plus bas, dans la forêt vierge. C gai… Pas de morts, mais des blessés et une carcasse de camion qui va pourrir dans les tréfonds de la végétation préhistorique… dommage.
Au retour pour Arusha, nous passons par Meserani, là où j’avais dormi qq jrs. Nous nous arrêtons un court moment, et je revois les Masais du coin avec qui j’avais passé du tps. En partant, j’ai le cœur serré car je sais que nous quittons bientôt la TZN. Cela me réjouis car g besoin d’avancer, mais en même tps, je me rends cpte que j’ai bcp aimé ce pays, la culture, les Maasais, et que ça va me manquer. Je suis triste et pensive le reste du trajet et j’essaie de faire passer ce sentiment que j’ai régulièrement quand le tps vient de quitter des personnes avec qui j’ai sympathisé.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire